MENU
Accueil
UFC - Jon Jones : "Je veux être le combattant le plus dominant de tous les temps."
Écouter le direct
Jon Jones ©Getty

UFC - Jon Jones : "Je veux être le combattant le plus dominant de tous les temps."

De retour pour l’UFC 235 à Las Vegas, Jon "Bones" Jones va tenter d’accroître sa domination sur la catégorie light-heavyweight. Nous avons pu lui parler.

Impérial dans la cage, Jon Jones connaît bien plus de difficultés en dehors (contrôles positifs, délit de fuite ou penchant pour la fête). Qu’importe, aujourd’hui le champion light-heavyweight de l’UFC compte poursuivre sa marche en avant, en mettant ses déboires de côté. Il raconte : "je pense que les Américains adorent les comebacks. Combattre me permet définitivement d'effacer certaines choses faites dans ma vie. J'essaie d'être ce comeback. Je dois donc continuer de combattre et gagner ." 

Déjà légendaire  

À 31 ans, il peut prétendre un jour devenir l’indiscutable plus grand de tous les temps en MMA aux yeux des fans. Un statut subjectif qu’il ne vise plus : "Je pense que j'ai abandonné l'idée de devenir le GOAT (_pour Greatest of All-Time – le plus grand de tous les temps). La grandeur dépend de tellement de facteurs. On peut vous appeler GOAT parce que vous parlez bien, parce que vous donnez une bonne image du sport, parce que vous êtes généreux ou parce que vous avez une certaine religion. Le statut de GOAT est très subjectif._ Je veux être le combattant le plus dominant de tous les temps__. Pour le moment, je suis sur le chemin de la domination. »

Plus jeune champion de l’histoire de l’UFC (à 23 ans et 242 jours), son palmarès parle clairement pour lui. C’est là toute la force de Jones, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, ses accomplissements sont là avec des victoires sur Rashad Evans, Shogun Rua, Lyoto Machida, Alexander Gustafsson (deux fois), Rampage Jackson (premier à le soumettre) ou encore Daniel Cormier (deux fois). Comme disait Georges St-Pierre, il faut battre des légendes pour devenir une légende. C’est ce que Jon Jones fait depuis le début de sa carrière. Daniel Cormier, actuel champion poids lourds et autoproclamé GOAT, a connu la défaite contre un seul homme : Jon Jones. On ne l’écrira jamais assez, mais les prouesses de Bones dans la cage sont impressionnantes.

La revanche contre Gustafsson, symbole de grandeur  

Dernier exemple en date lors de l’UFC 232. 5 ans après le combat le plus difficile de sa carrière contre Alexander Gustafsson, il retrouvait le dangereux Suédois. Lors de leur premier combat en 2013, Gustafsson menait jusqu’au troisième round. Avec son physique et sa boxe aux petits oignons, il représentait alors l’arme parfaite anti-Jon Jones. Prenant le Suédois à la légère, Bones découvrait l’enfer et arrachait finalement la victoire in extremis en puisant comme jamais auparavant. Poussé dans ses derniers retranchements, il finissait le combat victorieux, mais à l’hôpital.  Pour la revanche, Jones promettait de ne plus sous-estimer son adversaire, tout en visant la finition. Ça ne manquait pas, impressionnant de maîtrise et se découvrant des kicks dévastateurs, il finissait tranquillement Gustafsson par ground and pound au troisième round. À 31 ans, et malgré deux dernières années très compliquées marquées par des suspensions pour produits interdits, Bones a montré qu’il avait encore progressé. La différence avec Gustafsson, né la même année et reconnu de tous comme le deuxième homme de la catégorie, était criante. Ce Jones 2.0 débarrassé de son penchant pour la fête pouvait avancer sereinement. Comme il le dit si bien : "Au bout du compte, tout le monde a déjà fait de la merde. C'est juste que les gens sont au courant de toutes mes galères."

Anthony Smith avant une montée chez les lourds ?

Avant sa défense de ceinture contre Anthony Smith, un peu plus de deux mois après son dernier combat, Jones s'est s’exprimé pour nous et nos confrères. Derrière ce retour rapide au combat, le champion veut renforcer sa domination et surtout faire oublier le passé : "Si je n'ai pas mal aux pieds après ce combat, et que je m'en sors sans aucune douleur, alors j'aimerais combattre chaque trimestre. C'est l'objectif si mon corps me le permet. J__e veux rester actif et rattraper le temps perdu. Je veux le faire pour mes fans, les quelques-uns qui me restent, qui sont si loyaux. Je veux qu'ils se disent : 'c'est pour ça que je le soutiens."

Celui qui se voit parfaitement durer chez les light-heavyweights ne ferme cependant pas la porte à un combat dans la catégorie reine : les poids lourds. Si jamais cela se matérialisait, Jon Jones se verrait bien jongler entre les deux divisions pour étendre un peu plus sa domination. Plus que Daniel Cormier (son rival de toujours), c’est un adversaire bien plus intéressant financièrement qu’il aimerait pour ses débuts chez les lourds : "Je prends Brock Lesnar. Je pense qu'il ramène un tout nouveau public et les gens m'ont déjà vu faire pleurer DC deux fois. [] Je pense que moi contre Brock Lesnar vend plus que moi contre DC en heavyweight. C'est un combat que je veux. Toutefois, si tout le monde parle de moi en heavyweight, je n'ai pas de problème de poids pour ma catégorie. Ma femme est ma nutritionniste, elle sait ce que j'aime manger et comment mon corps réagit. Je pense que l'UFC sait mettre en place les choses que les fans veulent voir. S'ils veulent me convaincre, ils doivent dire 'Bones, il y a tout cet argent qui t'attend.' C'est ce que McGregor m'a appris. Si l'UFC veut suffisamment quelque chose, ils ont l'argent.__" 

Bref, si on veut voir Jon Jones monter un jour dans la catégorie reine, l’UFC devra aligner les zéros. Nul doute que l’organisation finira par céder afin de laisser un peu de répit aux pauvres lourds légers. Bones possède en effet tous les records les plus importants de la catégorie : plus grande série de victoires (13), plus grand nombre de défenses de ceinture de suite (8), plus grand nombre de combats pour le titre à la suite (12), plus grand nombre de victoires (16), plus grand nombre de défenses de ceinture (8).