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UFC Fight Island - Mortal Kombat en vrai et combat le plus attendu de l’année
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Jorge Masvidal - shooting UFC 244 (Mike Roach) + Kamaru Usman - shooting UFC 245 (Mike Roach)
Jorge Masvidal - shooting UFC 244 (Mike Roach) + Kamaru Usman - shooting UFC 245 (Mike Roach) ©Getty

UFC Fight Island - Mortal Kombat en vrai et combat le plus attendu de l’année

Pendant un mois, l’UFC se délocalise à Abu Dhabi, sur la fameuse Fight Island. Des mesures exceptionnelles pour une situation exceptionnelle et un UFC 251 qui s’annonce… exceptionnel.

En pleine pandémie, l'UFC est la première organisation sportive majeure à être revenue en activité. C'était en mai dernier pour l'UFC 249 Ferguson vs. Gaethje. Depuis, la ligue de MMA a repris son calendrier effréné. Toutefois, un point restait en suspens : la situation des combattants non présents sur le territoire américain. En effet, ils sont nombreux à ne pouvoir se rendre aux États-Unis pour pouvoir combattre. L'UFC et son Président Dana White ont donc eu une idée aussi folle que géniale : la Fight Island (marque déposée). Mortal Kombat en vrai.

Le Président de l’UFC Dana White, en mode Mortal Kombat. Dans le premier film, le tournoi se déroule sur l'île de Shang Tsung...

Pour permettre aux combattants internationaux de rester actifs, il fallait trouver un lieu hors des États-Unis, un hub international pour permettre à tous de s’y rendre. C’est ainsi à Abu Dhabi, Yas Island plus précisément, que ça se passe, la Fight Island étant la zone réservée à l’UFC.

« Une fois que nous sommes entrés dans le vif du sujet de ce qu'il allait falloir pour mettre cela en place, il était assez clair que ce que Yas Island et Abu Dhabi allaient apporter était franchement quelque chose que personne d'autre au monde ne pouvait faire, certainement dans des délais aussi courts. » - Lawrence Epstein, COO de l’UFC

La Fight Island, le projet de l’UFC, soutenu par Abu Dhabi

Actuellement sur place, nous avons pu apercevoir le processus méticuleux de l’UFC concernant l’aspect logistique. De Paris, nous avons d’abord pris un vol pour Londres. C’est là que nous avons passé le premier test au coronavirus, avant d’être mis pendant 48h en isolement. Le test s’avérant négatif, nous avons embarqué dans un vol réservé au personnel de l’UFC, combattants et médias en direction d’Abu Dhabi. Une fois sur place, rebelote, test au coronavirus et mise sous quarantaine. Un test sera effectué à nouveau avant chaque événement. Pour l’organisation, et son diffuseur américain ESPN, actuellement sous le feu des projecteurs avec ce projet pharaonique, le droit à l’erreur n’existe pas.

Les images de la Fight Island

UFC Fight Island 1 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 1 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 2 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 2 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 3 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 3 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 4 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 4 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 5 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 5 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 6 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 6 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 7 (Guillaume Duseaux /DR)
UFC Fight Island 7 (Guillaume Duseaux /DR)

La Fight Island en chiffres :

-15 jours

-4 événements

-94 combattants

-47 combats

Sur place, la machine est encore plus impressionnante. Pas moins de 2500 personnes sont monopolisées pour veiller au fonctionnement de la Fight Island. Le personnel d'Abu Dhabi a même dû observer une période d’isolement de 14 jours, et passer avec succès trois tests au coronavirus. La Fight Island, qui n'est pas vraiment une île, est en réalité un espace clos de Yas Island, le quartier orienté divertissement d’Abu Dhabi, entièrement mis à disposition de l’UFC. En effet, c’est l’émirat qui finance ce projet. Un nouveau partenariat entre les deux entités, hors de l’accord pour cinq ans et cinq événements liant l’organisation et Abu Dhabi, et qui avait commencé avec Khabib vs. Poirier en septembre 2019.  Au total, ce sont quatre événements qui seront organisés ce mois-ci sur la Fight Island, les 11, 15, 18 et 25 juillet !

Concernant la motivation de l’émirat d’Abu Dhabi à investir dans le sport, et plus particulièrement dans l’UFC, elle est simple. L’émirat souhaite poursuivre son développement touristique. L’organisation de MMA, extrêmement présente sur les réseaux sociaux et les médias américains, offre une superbe vitrine. Il n’y a qu’à regarder les vidéos promotionnelles de l’UFC autour des événements. Celles-ci mettent évidemment les combattants en avant, mais aussi les attractions de Yas Island… franchissent le million de vues régulièrement.

Un UFC 251 complètement dingue pour le 11 juillet

Se déroulant au cœur de l'International Fight Week, période au cœur de l'été célébrant le MMA, et historiquement importante pour l'organisation, l'UFC 251 se doit de délivrer. Avec un petit coup du sort, ce sera finalement le cas. Ainsi, en plus d'une carte principale dense, de trois combats pour le titre, nous aurons le combat le plus attendu de l'année entre Jorge Masvidal et Kamaru Usman… Et nous pouvons remercier le coronavirus, d’une certaine manière, pour cela.

En effet, Jorge Masvidal, combattant de l'année 2019, que nous avions déjà suivi à New York, n'avait pas pu se mettre d'accord avec l'UFC concernant un accord financier pour le combat. L’organisation avait donc écarté Gamebred, au profit de Gilbert Burns, actuel n°1 de la catégorie et surtout bien moins gourmand en salaire. Vendredi dernier, Burns a été testé positif au coronavirus (il va bien – NDLR)...  À une semaine de l'évènement, l'UFC n'a eu comme seul choix que de revenir vers Masvidal, avec une offre supérieure. Bingo. Nous aurons bien ce duel apocalyptique le 11 juillet !

Nous aurons ainsi une véritable opposition de style entre deux combattants dans la forme de leurs vies. D'un côté, le champion Kamaru Usman, lutteur de niveau élite, véritable athlète, et encore invaincu à l'UFC. De l’autre, le challenger Jorge Masvidal, sur une série de trois victoires par KOs, dont le plus rapide de l’histoire de l’UFC, propriétaire de la ceinture unique de « Baddest Mothefucker » et dans le top 5 dans plus grande star du sport. Aussi et surtout, les deux hommes ne s’aiment pas, du tout. Rendez-vous dans la nuit de samedi à dimanche pour la grande explication.

« Je ne veux pas seulement appuyer sur le bouton, pour qu’ils s’endorment, se réveillent, et qu’ils essaient de débattre du résultat avec l’arbitre. Vous me connaissez, j’aime maintenir ce bouton enfoncé. Je veux m’assurer que lorsque vous revenez dans ce monde, vous êtes déphasé, vous êtes dans une ambulance et votre cornerman doit vous dire ce qui s’est passé parce que vous n’en avez aucun souvenir. Surtout avec un gars comme Usman, cela ne me dérangerait pas si l’arbitre trébuchait sur le chemin pour arrêter le combat afin que je puisse place quelques coups supplémentaires. » - Jorge Masvidal

« Je suis le genre de gars pour lequel tout ce que tu dis peut et va être utilisé contre toi dans l'Octogone. Je suis le juge, le jury et le bourreau dans la cage. C’est mon approche. » - Kamaru Usman

Les coulisses de l’UFC 251 Kamaru Usman vs. Jorge Masvidal sont à suivre sur Mouv.fr et sur tous nos réseaux sociaux de Facebook à Instagram.