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ARES Fighting Championship : le MMA débarque en Afrique !
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Photo : Guillaume Duseaux
Photo : Guillaume Duseaux

ARES Fighting Championship : le MMA débarque en Afrique !

Ce samedi 14 décembre à Dakar au Sénégal, l’organisation ARES Fighting Championship fera ses grands débuts et compte bien marquer les esprits.

On l’écrit depuis quelques mois, le MMA en Afrique grandit. Avec deux champions UFC d’origine nigériane à l’UFC, le continent monte. Bien placé dans la course au titre, le Franco-Camerounais Francis Ngannou pourrait de son côté devenir le 3e champion africain de l’histoire de l’organisation ! Derrière ces champions, le continent suscite de nombreux intérêts au regard de son véritable potentiel sportif, mais également financier. 

Avant l’UFC, Ares Fighting Championship a décidé d’organiser le premier événement majeur de MMA en Afrique. À Dakar au Sénégal, l’organisation qui se veut être la première ligue Afro-Européenne veut marquer les esprits. Créée par Vivendi Sports, dirigée par Robins Tchale-Watchou et Fernand Lopez, Arès a tout du petit frère de l’UFC. C’est la volonté même affichée par les dirigeants. D’ailleurs, l’organisation ne se veut pas être en compétition (pour l’instant) avec la référence du MMA mondial. "Ce sont eux les patrons". Pour préciser ce point, le premier ARES FC sera même diffusé sur l’UFC Fight Pass, la plateforme de streaming de l’organisation américaine. L’événement sénégalais se terminera même juste avant les débuts de l’UFC 245. Bref, plutôt que de se lancer dans une guerre perdue d’avance face aux géants du MMA, Arès se veut être son parfait complément. Organisation Afro-Européenne, Arès Fighting Championship veut devenir leader en Afrique et en Europe. Deux continents sur lesquels l’UFC n’a que très peu investi jusqu’à maintenant. Pour se garantir les plus grands talents hors UFC, l’organisation a même une clause spéciale pour que ceux-ci puissent directement signer chez les Américains.  

Pour ce tout premier événement, on a droit à une carte très dense pour les connaisseurs. Certes vous n’avez pas un choc entre deux superstars, mais, tous les combats valent le détour. Le choc entre Sofiane Boukichou et la star locale Omar Kane alias. Reug Reug a particulièrement retenu notre attention. En effet, l’attraction de la carte ici à Dakar, c’est le monstre physique Reug Reug (1.96m, 120kg). Impressionnant en lutte simple, il est invaincu dans l'arène en lutte sénégalaise avec frappes (15 combats, 13 victoires, 2 sans-décision). Faisant ses grands débuts en MMA contre l'expérimenté Sofiane Boukichou (vétéran du Cage Warriors, l'une des meilleures organisations européennes), il a droit à test d'entrée de jeu ! Ce combat pourrait donner lieu à la naissance d’un nouveau phénomène du MMA. À Dakar comme ailleurs, les lutteurs sénégalais sont vus comme des potentielles terreurs dans la discipline. 

Les mots de Fernand Lopez, Directeur sportif de l’organisation : 

Pourquoi avoir organisé ce premier événement en Afrique ?

C’était capital pour nous d’organiser cet événement en Afrique et au Sénégal. C’est symbolique, ça lance pas mal de choses et ça annonce la couleur sur ce qu’on est : l’organisation majeure Afro-Européenne. L’Europe a déjà pas mal d’organisations de bons niveaux, mais il manquait quelque chose. Pour l’Afrique, tout reste actuellement à faire. On voulait envoyer un message : le monde se retrouve à Dakar. On voulait avoir une signature. Non seulement on fait l’événement, mais on a aussi un devoir social pour offrir de la connaissance sportive sans aucune prétention. Ils ne nous ont pas attendus pour faire du sport, mais on voulait apporter notre pierre à l’édifice avec le groupe Vivendi.

Vous avez entraîné Francis Ngannou, vous venez du Cameroun, quel est le potentiel de l’Afrique dans la discipline ?

Les experts autour du monde du MMA sont unanimes sur le potentiel sur l’Afrique. Ce sera la prochaine région qui développera des combattants de très très haut niveau. Kamaru Usman et Israel Adesanya sont déjà champions et Francis Ngannou est très bien placé. L’ADN africain est puissant. L’Afrique est aussi un gros consommateur de sport payant lorsqu’on regarde les indicateurs de pay-per-views. On sait que c’est le futur. En toute modestie, on est très petit maintenant, mais dans les mois à venir les gens vont se rendre compte que l’on est pas loin de la meilleure organisation.

Les ambitions sont grandes pour ARES, quelles sont les ambitions ?

À terme l’objectif est de continuer notre collaboration avec l’UFC qui est la plus importante organisation au monde. On veut grandir à côté d’eux tout en leur ouvrant des marchés. Surtout, on veut grandir pour être ensuite les numéros 1.

La carte est extrêmement dense pour un premier événement, quel combat est immanquable pour vous ?

Notre carte de combats est blindée du début à la fin. En premier combat, on a Djati Mélan contre un Égyptien avec 9 victoires en 10 combats. C’est juste démentiel. Ce premier combat pourrait être main-évent dans les meilleures organisations en Europe. Après ce combat, on monte en puissance non-stop. C’est donc compliqué pour moi de choisir le combat de la soirée, mais je sais que les combattants se donneront à fond. Il y a une prime de 10 000$ pour le combat de la soirée, une prime de 10 000$ pour la soumission de la soirée et une prime de 10 000$ pour le KO de la soirée. Je pense que le combat féminin entre Rizlen Zouak et Jamila Sandora va bousculer sérieusement et sera un sérieux prétendant au combat de la soirée. Le combat entre Taylor Lapilus et Marcos Breno, le combat du futur de la catégorie bantamweight s’annonce aussi extrêmement disputé.