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Israel Adesanya : la superstar du MMA africain
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Israel Adesanya pose avec sa ceinture après avoir battu Kelvin Gastelum lors de l'UFC 236 à Atlanta (Etats-Unis) en avril 2019
Israel Adesanya pose avec sa ceinture après avoir battu Kelvin Gastelum lors de l'UFC 236 à Atlanta (Etats-Unis) en avril 2019 ©Getty

Israel Adesanya : la superstar du MMA africain

En moins de 2 ans, Israel Adesanya est devenu l'une des véritables attractions de l'UFC. Samedi à Melbourne (Australie), il affronte Robert Whittaker pour la ceinture de l'organisation. Mouv' a rencontré l'ancien kickboxeur qui réalise un sans-faute depuis son arrivée en UFC.

Fort d'un bilan de 17-0 et d'une victoire lors du "Fight of the Year" face à Kelvin Gastelum, Israel Adesanya a le vent dans le dos. En un peu plus d'un an et demi, et 6 combats, il a coché toutes les cases pour finalement obtenir la ceinture intérimaire. Ce samedi 5 octobre, il s'apprête à écrire l'histoire face à Robert Whittaker. Ainsi, cette "guerre" annoncée entre le Néo-Zélandais (Adesanya) et l'Australien (Whittaker) va se dérouler au Marvel Stadium de Melbourne et devant plus de 55 000 personnes. Le record d'audiences pour un combat UFC devrait être battu. Déchaînant les passions, ce choc va permettre de couronner le nouveau roi de la catégorie… et peut-être de voir la naissance d’une nouvelle superstar.

Le combat où Israel Adesanya a pris la ceinture interimaire middleweight, face à Kelvin Gastelum, combat de l’année 2019 pour le moment.

L’héritage africain

Né à Lagos (Nigéria), Adesanya a vécu en Afrique jusqu'à ses 13 ans avant de partir en Nouvelle-Zélande. L’enfance océanienne n’a pas été rose tous les jours et ce sont ces difficultés rencontrées qui ont poussées le jeune Izzy au combat : « C'était bizarre d'être le seul enfant noir du coin. Je devais beaucoup me défendre. Je suis allé au lycée Rotorua Boys et il y avait beaucoup de testostérone. C'était des hauts et des bas, des sourires et des froncements de sourcils. Je suis effronté, je suis énervant, alors je vais toujours me mettre dans le pétrin et, finalement, je devais apprendre à me défendre. C’est à ce moment-là que j’ai cherché à combattre. » Fan du film Ong-Bak, il se lance dans le kickboxing à 18 ans.

Installé à Auckland désormais, le combattant possède la double nationalité et revendique ses origines nigérianes. Avec Francis Ngannou et Kamaru Usman, il est l’un des visages de cette récente domination africaine. Ayant l'Afrique tatouée sur le torse, Adesanya n'oublie pas d'où il vient : « je suis fier de représenter la Nouvelle-Zélande, mais mes racines seront toujours en Afrique ». Il n’est d’ailleurs pas rare de le voir parler sa langue natale. Revenu au Nigeria au printemps dernier, Adesanya prévoit d’y retourner lorsque le titre sera unifié.

« L’Afrique est tamponnée sur la poitrine. Ma peau est noire. Vous saurez toujours d’où je viens. » - Israel Adesanya

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AFRICA 4 EVER!!! ⚔⚔⚔ . #WAKANDA4EVER

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Une confiance inébranlable

Avant de débarquer en MMA, Adesanya a fait des malheurs en kickboxing. Dans le top 5 mondial de sa catégorie, il a quitté la discipline avec un bilan 75-5. En MMA, et avant ses débuts à l'UFC, il se conjuguait au plus-que-parfait avec 11 combats, 11 victoires, 11 KOs… dont celui-ci :

Bref, le bonhomme est un expert du combat debout. Il a élevé les feintes au rang d’art et a su magnifier le « question-mark kick » (cf. KO ci-dessus). Devenu l’un des noms de l’UFC en un temps record, Adesanya a su appliquer la recette Conor McGregor. Il parle en dehors de la cage et assume à l’intérieur. Pour le moment, personne n’a su résoudre l’énigme Adesanya. Avant le combat le plus important de sa carrière, il a donc le vent dans le dos. C’est ce qu’il nous a dit, à propos de son duel à venir face à Whittaker : « C’est un gars que je peux facilement démolir. Un défi que je n’ai jamais relevé auparavant ? Je ne pense pas. Il fait juste ce qu'il fait très bien. Il n’y a qu’une certaine attitude particulière qu’il a et que je n’ai jamais vue auparavant, mais il peut essayer de me prouver le contraire. D'après ce que je vois, je vais le démonter assez facilement. »

Oui, il parle de Robert Whittaker, champion middleweight, invaincu dans la catégorie et qui sort de deux victoires de suite face au monstre Yoel Romero ! Pour Adesanya, son rythme impressionnant ces derniers mois sera déterminant dans ce véritable choc océanien : « Concernant son inactivité, il peut dire ce qu’il a à dire pour le faire croire, mais il y a une différence entre se battre devant 50 personnes dans une salle et se battre devant 60 000 personnes dans un stade. J'ai été actif. Il ne l’a pas été. J'ai le momentum de mon côté, il ne l'a pas. Je me fiche de savoir s’il est rouillé ou non, je vais faire ce que je fais de toute façon. Peu importe ce qu’il apporte. Je pourrais commencer vite, lentement, à ma guise… qu’il se présente à moi comme le meilleur qu’il ait jamais été. Je me concentre juste sur moi au bout du compte. »

Après ce combat, Adesanya se voit déplacer des montagnes. Alors que le vainqueur du choc cimentera son statut à part dans l’échiquier du MMA mondial, Izzy aimerait challenger le GOAT, tout simplement. Pour cela, il voudrait faire les choses en très grand, comme il l’a dit à The Mac Life : « J__on Jones est définitivement un boss dans ce jeu contre lequel je veux me mesurer. Le Raiders Stadium, à Las Vegas, c’est ce qui va se passer. J'ai décidé ça en juillet, quand j'étais à Vegas. »

Parfaitement conscient du jeu dans lequel il évolue, Israel Adesanya a réussi, un an et demi après son arrivée à l’UFC, à être l’un des deux membres du plus grand combat organisé en Océanie. Il pourrait bien, en cas de victoire, faire entrer l’UFC en Afrique

« Chaque combat me rapproche de plus en plus d’être un nom reconnu, d’être une star qui transcende le MMA et qui gagne beaucoup d’argent. » - Israel Adesanya à Athletes Voice