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Karim Benzema : un sénateur RN recadré par des élus après des propos "odieux et racistes"
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Karim Benzema - match Real VS Inter (Nicolò Campo)
Karim Benzema - match Real VS Inter (Nicolò Campo) ©Getty

Karim Benzema : un sénateur RN recadré par des élus après des propos "odieux et racistes"

La sélection de Karim Benzema ravit les amateurs de football... mais agace certains élus du Rassemblement National.

C'est l'annonce surprise qui a retenu toute l'attention des supporters de l'équipe de France ce mardi : Karim Benzema disputera l'Euro avec les Bleus cet été. Une nouvelle qui ravit tous les amateurs du beau jeu mais qui donne aussi du grain à moudre au Rassemblement National (RN).

La sélection de l'attaquant du Real de Madrid est un vrai sujet de société. Le joueur déchaîne les passions depuis l'affaire de la sextape de Mathieu Valbuena survenue en 2015 et qui a valu à Benzema d'être banni de l'équipe de France pendant 6 ans. Son grand retour est donc largement commenté depuis hier soir, même les dirigeants politiques y vont de leur réaction. 

"Français de papier"

Avant même que l'annonce soit officialisée, Stéphane Ravier, sénateur RN des Bouches-du-Rhône, était l'invité de Franceinfo. Étonnant de parler football avec un élu... mais Didier Deschamps l'a rappelé, en France, il y a 67 millions de sélectionneurs. Stéphane Ravier estime que Benzema ne porte pas "les couleurs de l'équipe de France dans son coeur", lui qui n'est que "Français de papier" selon ses propos. Le sénateur continue en demandant au footballeur de faire un choix entre la France et l'Algérie, et considère que si le Madrilène joue pour l'équipe de France c'est parce que son salaire y est plus élevé. Des propos qui ont immédiatement choqué en plateau. Sandra Regol, numéro 2 d'Europe Ecologie Les Verts, s'est agacée : "M. Ravier se permet de juger ceux qui ont le droit d'être français avec des expressions odieuses (...) Il a utilisé l'expression 'Français de papier' qui est d'un racisme odieux que très peu de personnes de la classe politique utilisent car elle est vraiment de l'extrême et de la pire extrême droite".

Des propos fermement condamnés

Sur Twitter, les réactions d'élus de tous bords ne se sont pas faites attendre, condamnant ainsi les propos du sénateur du Rassemblement National. Le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, a expliqué que "les masques tombent" dans le parti de Marine Le Pen.

Christophe Castaner, président du groupe LREM à l'Assemblée y est allé de sa métaphore footballistique. 

Un peu plus tôt, ce sont Benoit Hamon, ancien candidat socialiste à l'élection présidentielle, et l'élu Les Républicains Rachida Dati qui s'étaient réjouis de voir le nom de Karim Benzema dans la liste des 26.