MENU
Accueil
Finales NBA : LeBron James n’a pas le choix
Écouter le direct
LeBron James - match Lakers VS Nuggets (AAron Ontiveroz)
LeBron James - match Lakers VS Nuggets (AAron Ontiveroz) ©Getty

Finales NBA : LeBron James n’a pas le choix

À partir de la nuit du 30 septembre au 1er octobre, c'est le grand retour des Finales NBA ! Les Los Angeles Lakers de LeBron James affrontent le Miami Heat de Jimmy Butler.

C'est à partir de cette nuit (1er octobre à 3h du matin sur beIN Sports), dans la fameuse bulle NBA que commenceront les Finales 2020 ! Pour la première fois dans l'histoire de la ligue, deux équipes qui n'étaient pas qualifiées en playoffs la saison précédente se retrouvent en Finales. Si le Miami Heat n'était pas attendu à ce niveau, les Los Angeles Lakers font partie des favoris depuis le début de saison. C'est même simple, LeBron James, qui retrouve son ancienne équipe, n'a tout simplement pas le droit de perdre. De leurs côtés, les Floridiens n’ont tout simplement aucune pression.

C’est ici que ça va se passer !

LeBron James, victoire obligatoire 

À 35 ans, le King est tout simplement en mission. Après être apparu diminué physiquement la saison passée, il va tenter une nouvelle fois d'enrayer le déclin. Meilleur passeur de la ligue cette saison et finaliste pour le trophée de MVP, LeBron a parfaitement intégré Anthony Davis en tant que co-leader des Lakers, mais aussi Frank Vogel en tant qu’entraîneur. Se délaissant légèrement des responsabilités au scoring, James a aussi connu le plus faible temps de jeu moyen de sa carrière. Pour ce qui représente sa 17e saison dans la grande ligue, ça a son importance. Au final, il a tourné tout de même à 25.3 points (49.3%), 7.8 rebonds et 10.2 passes de moyenne... Le quadruple MVP a aussi ajouté une nouvelle sélection au sein de l'équipe type de la saison dans son escarcelle. Malgré cette belle réussite individuelle, LeBron, dans sa course perdue d'avance face à Jordan, sait que seuls les titres lui permettront de rattraper le GOAT à terme. Avec déjà 17 saisons dans les jambes, et bientôt 36 ans, James dispute peut-être l’une de ses dernières Finales. Bref, pour espérer remporter son duel à distance contre le « fantôme de Chigao », il ne doit pas perdre.

« Il a tout vu. À ce stade de sa carrière, il s'agit simplement de gagner. Et sa capacité à faire ce qu'il fait à son âge est incroyablement rare. » - Erik Spoelstra, coach du Miami Heat, à propos de LeBron James.

Ayant déjà connu neuf fois les finales NBA, pour « seulement » trois titres, le King n'a pas le droit à la défaite. En effet, l'impeccable bilan de 6 titres pour 6 finales de Jordan pèse énormément dans la balance. Un quatrième titre, avec ce qui serait une troisième franchise (après les Cleveland Cavaliers et le Miami Heat), est une quasi-obligation pour James. Aussi et surtout, ses Lakers sont favoris. Il ne joue pas avec une équipe de bras cassés comme les Cavaliers cuvée 2018, finalistes miraculées et tout simplement pas au niveau contre les Warriors de Durant et Curry. Une défaite serait vue comme une faillite de la part de la superstar. La dernière fois que cela est arrivé, c'était face aux Dallas Mavericks, en 2011, et les critiques avaient déferlé.

Pour Kobe

Sans doute anodin pour certains, le contexte dans lequel évolue les Lakers est particulier. En effet, la franchise a perdu le plus grand joueur de son histoire tragiquement en janvier dernier. Proche de LeBron James, Bryant avait toujours une influence sur LA et se rendait aux matchs de son ancienne équipe.

Depuis son décès, les Lakers font véritablement honneur à leur ancien franchise player. Après une belle saison régulière (1ers à l’ouest avec un bilan de 52-19), les Californiens veulent finir au sommet, pour lui.

« I__l inspire tous les gars de l'équipe, tous les membres de l'organisation. Il est l'organisation. Kobe a impacté toutes les personnes de cette équipe. Quand ils nous donnent ces maillots, on les porte avec fierté. On sait à quel point il voulait qu’on gagne cette année. On sait à quel point il voulait qu'on soit impliqué. Pour lui, pour sa famille, pour l'équipe, on joue en son honneur. Quand on porte ces maillots, on joue avec plus d'énergie et d'effort. On sait qu'on ne peut pas perdre avec ces maillots. On ne peut pas. Ce n'est pas par suffisance que je dis ça, mais si on perd avec ces maillots, c'est comme-ci on le laissait tomber. » - Anthony Davis à propos des maillots « Black Mamba » portés en l’honneur de Kobe Bryant… Maillot avec lequel AD a fait ça :

Miami Heat, ce poison

Pour la première fois depuis les New York Knicks en 1999, une équipe classée cinquième de conférence atteint les Finales NBA. Pourtant, le succès du Heat ne doit rien au hasard. Outsiders face aux Pacers, face aux Bucks, puis face aux Celtics, les Floridiens n'ont jamais laissé place au suspense dans leurs séries. Mentalement, l'équipe l'a montré : elle est ultra solide. Neuf de leurs douze victoires se sont disputés dans le money-time, et avec un leader comme Jimmy Butler, qui pèse bien au-delà des statistiques (tout comme le vétéran Udonis Haslem, âme de l’équipe), l’équipe est bien encadrée. Défensivement, les Lakers vont aussi trouver à qui parler. En effet, le Heat a de nombreux joueurs pour ralentir le King, et pas des moindres : Crowder, Iguodala et Butler. De son côté, Anthony Davis, royal depuis le début des playoffs se retrouvera face à Bam Adebayo. Le duel entre les deux hommes pourrait même être la clé de la série. La pépite du Heat aura-t-elle les épaules pour briller des deux côtés du terrain ?

Le Miami Heat peut aussi compter sur un certain Erik Spoelstra, architecte de la défense de zone qui a tant perturbé Boston. Au fil des années, l’entraîneur s’est imposé comme l’une, sinon la référence de la ligue à son poste. La qualification des siens en Finales, est une énième preuve de son talent. Six ans après le départ de LeBron James de la franchise, on peut compter sur lui pour avoir préparé les retrouvailles avec un groupe aussi physique que soudé.

« Si vous regardez le Miami Heat, peu importe qui est sur le terrain, ils vont jouer avec la culture du Heat. Ils vont jouer dur. Ils vont jouer ensemble. Ça a toujours été le cas. C'est vous qui avez changé l’histoire et qui n’avez jamais donné du respect à Spo parce qu'il avait D-Wade, moi-même ou Bosh. Mais beaucoup d'entraîneurs ont du talent… C'est dommage qu'il n'ait pas obtenu le respect qu’il mérite__. Chaque fois que nous parlions de Spo quand j'étais là-bas et que nous parlions de la façon dont il nous a préparés, vous avez toujours dit: ‘Eh bien, vous avez LeBron, vous avez D-Wade, vous avez Bosh. N'importe quel entraîneur peut le faire’. Non, ce ne sont pas tous les entraîneurs qui peuvent le faire. Si n’importe quel entraîneur pouvait le faire, il y aurait beaucoup plus de champions dans cette ligue. » - LeBron James

Avec son collectif équilibré, aux options offensives multiples et à la défense ultra flexible, Spoelstra tient peut-être l'arme anti-Lakers. On peut en tout cas compter sur le Heat pour ne rien lâcher.

« Les équipes comme ça sont uniques et spéciales. C’est un groupe vraiment compétitif. Beaucoup de ces gars ont été négligés. On a dit à beaucoup de ces joueurs qu’ils ne valaient pas grand-chose… Ils ne sont pas dans le moule AAU ou cette nouvelle ère des chiffres où l’on essaie de trouver ce qu’un joueur peut apporter sur le plan statistique. Ces gars veulent juste être compétitifs. Ils veulent juste jouer et se battre. » - Coach Spoelstra à propos du Heat version 2019-2020.

Leader sur le parquet de Miami, Jimmy Butler symbolise bien cette équipe revancharde. Après ses échecs successifs en tant que leader, il est comme un poisson dans l’eau en Floride… notamment grâce à ses coéquipiers. Udonis Haslem, au Heat depuis 17 ans, a bien résumé la situation : « Tout le monde me demande ce qui s'est passé avec Jimmy dans ses précédentes équipes. Je ne sais pas ce que vous voulez que je dise. Mettez-le avec une bande de chats, il va grogner. Mettez-le au chenil avec une bande de chiens, il sera comme à la maison__. » Jimmy Buckets est lui-même, avec des joueurs qui lui ressemble (don de soi, communicatif) et ça se ressent sur le parquet. Les Lakers le savent, il faudra se méfier de cette bande d’outsiders assumés.