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Y’a-t-il une montée de la violence en bandes ?
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Violence en bandes
Violence en bandes ©AFP

Y’a-t-il une montée de la violence en bandes ?

Samedi 13 octobre aux Lilas (Ile-de-France), un affrontement d’une violence extrême s’est déroulé entre deux bandes rivales. Lynché à coups de barres de fer, un adolescent (originaire de la ville voisine de Bagnolet) a succombé à ses blessures à l’hôpital le lendemain. Un phénomène qui n’est malheureusement pas isolé.

Ce déferlement de haine aux Lilas (cinq mineurs âgés de 14 à 17 ans ont été placés en garde à vue) a provoqué beaucoup d’émotions notamment au sein de la classe politique. Sur France Info, le maire des Lilas a réclamé un « plan d’action » pour pouvoir « s’attaquer au phénomène avec des moyens matériels et humains suffisants ». 

Le même jour que lors du drame des Lilas, une centaine de jeunes se sont affrontés à Champigny-sur-Marne (94), là aussi avec des barres de fer et des bâtons. Ils s’étaient donné rendez-vous via les réseaux sociaux. Le motif n’est pour l’heure connu mais quatre personnes ont été interpellées dont l’auteur du message posté sur internet. 

Fin septembre 2018, à Garges-lès-Gonesse (95), un homme de 17 ans a été passé à tabac, à coup de barres de fer, boules de pétanques et crosse de hockey. Bilan : 67 points de sutures au niveau de la tête mais sa vie est désormais hors de danger. 

Quelques jours plus tôt,  un adolescent âgé de 16 ans a trouvé la mort au pied de sa cité de Saint-Denis (93) dans un probable règlement de comptes. Dans un échange de coups de feu avec une bande rivale, le jeune homme a été touché à la gorge et n’a pas survécu. Des douilles (probablement de kalachnikov) ont été retrouvées sur place.

D’après le Ministère de l’intérieur, il y aurait 90 bandes organisées en France. Plus de la moitié seraient concentrées en Île-de-France. Toujours selon la place Beauvau, ces bandes sont constituées en majorité de mineurs et liées à un quartier sensible. Des chiffres probablement sous-évalués selon le directeur de l’observatoire national de la délinquance et des réponses pénales au regard des plus de 1300 quartiers sensibles en France. 

Pour toi, y’a-t-il un vrai phénomène de violences en bandes chez les jeunes ? 

Viens réagir au 01 45 24 20 20 dans Débattle le 17 octobre. 

Débattle, Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h, c’est toi qui a la parole.