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Racisme : le football français de nouveau touché
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Prince Gouano a été victime de cris racistes
Prince Gouano a été victime de cris racistes ©AFP

Racisme : le football français de nouveau touché

Si le phénomène n’est heureusement pas récurrent, l’incident dont a été victime Prince Gouano prouve que le problème du racisme dans les stades n’est pas totalement éradiqué.

Triste vendredi soir pour la Ligue 1, le défenseur d’Amiens Prince-Désir Gouano a subi des cris racistes de la part d’un supporter dijonnais le 12 avril dernier. Les faits se sont déroulés dans les 15 dernières minutes de ce match de la 32e journée de Ligue 1. Un corner devait être joué lorsqu’un spectateur a proféré des cris de singe à l’encontre du capitaine amiénois. Le match a alors été interrompu quelques minutes. Un message a été diffusé dans l’enceinte, précisant que si ces faits se renouvelaient, la partie serait définitivement arrêtée. 

Le message fort de Prince Gouano 

A la suite du match qui s’est soldé sur le score de 0-0, l’individu rapidement identifié a été placé en garde à vue. Comme le rapporte L’Equipe, il n’a cependant pas été mis en examen ou sous contrôle judiciaire mais simplement assigné sous le statut de témoin assisté le temps de l’instruction. De son côté, le DFCO a porté plainte tandis que Prince Guano n’a pas souhaiter suivre la même voie que le club dijonais. Dès la fin du match, le joueur a déclaré « il faut savoir pardonner » puis a ajouté « j’ai décidé de ne pas porter plainte, mais je veux que ça le touche, qu’il transmette à ses futurs générations que l’amour triomphe sur tout. » 

Des précédents dans l’histoire de la ligue 1 

En 2018, déjà à Dijon, Mario Balotelli alors joueur niçois s’était plaint de cris racistes. Néanmoins cette affaire a été classée sans suite, faute de preuves suffisante. La direction du club bourguignon s’était-elle montrée  très discrète sur le sujet. Autre fait marquant, en 2008, Abdeslam Ouaddou, un joueur de Valenciennes à l’époque avait été lui aussi visé par des actes racistes lors d’un match se déroulant à Metz. Sa colère légitime lors de la mi-temps avait fait grand bruit. Les Messins s’étaient vu infliger un match à huis clos.