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Manifestation étudiante à Paris le 7 décembre contre la réforme du bac
Manifestation étudiante à Paris le 7 décembre contre la réforme du bac ©AFP

Les lycéens en colère

Environ 450 établissements sont bloqués d'après le ministère de l'éducation nationale. Les élèves s’opposent à la réforme du bac prévue pour la rentrée 2019. Le syndicat UNL-SD appelle a un "mardi noir" dans les lycées.

Dans la lignée du mouvement des gilets jaunes, de nombreux lycéens ont lancé une mobilisation depuis bientôt une semaine. Ils contestent la réforme du bac qui entrera en vigueur à la rentrée 2019. Cette révision prévoit de supprimer les filières actuelles (L, ES, S) au profit de spécialités que les élèves devront choisir.

Les lycéens auront 12 propositions : histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; humanités, littérature et philosophie ; langues, littératures et cultures étrangères, mathématiques, physique-chimie, SVT, SES, arts, littérature, langues et culture de l'Antiquité, numérique et sciences informatiques, sciences de l'ingénieur, biologie-écologie.

Cependant, et là est le problème, tous les élèves n’auront pas accès à ces 12 choix… Dans les lycées de centre-ville ou de grande agglomération oui. Mais dans ceux qui se trouvent en milieu rural, ça ne sera pas la même chose. Cela dépendra des moyens humains et certains ne devront se contenter que de 5 choix seulement. Une situation injuste et intolérable pour les manifestants.

Parmi les autres motifs de contestation, il y a aussi l’instauration du contrôle continu qui comptera pour 40% de la note finale au bac. Dans une moindre mesure, certains remettent en cause la plateforme Parcoursup instaurée lors de l’année scolaire 2017-2018. Au plus fort de la crise, plus de 200 établissements ont été bloqués. Avec, dans certains cas, des dégradations voire des violences à la clé : à Blagnac par exemple, la façade d’un lycée a pris feu ; à Orléans, en marge d’une manifestation, un lycéen a reçu un tir de flashball en pleine tête.

A Mantes-la-Jolie, c’est surtout l’interpellation de 151 personnes qui a suscité un tollé : une vidéo montrant des adolescents agenouillés (mains dans le dos et certains face au mur) a été diffusée sur les réseaux sociaux. Jean Michel Blanquer le ministre de l’éducation nationale s’est dit « choqué » par ces images tout en rappelant qu’il faut remettre les images dans leur contexte.