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Le rap, source de tous les maux ?
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Kaaris- "Tchoin"
Kaaris- "Tchoin"

Le rap, source de tous les maux ?

Depuis son apparition aux Etats Unis dans les années 70 puis en France dans le milieu des années 80, cet art est source de clichés, de polémiques et d’incompréhensions.

Nombre de raccourcis sur ce genre musical sont faits. Les mauvaises interprétations sont monnaies courantes et les peurs sur cet art attisées ou exacerbées parfois par les médias ou les politiques. Le rap est autant un exutoire dont les artistes ont besoin pour décrire leur réalité ou dénoncer un fait, que pour tous ceux qui ont besoin de relancer la machine à polémiques et d’être mis en lumière. 

On l’oublie souvent, mais la genèse de ce style est de s’exprimer, d’alerter, de décrire un quotidien difficile entouré d’injustices et d’inégalités. C’est en cela que le rap dérange. Il s’agit d’une réalité à laquelle nombre de ses détracteurs ne sont pas confrontés et ne peuvent donc pas comprendre. Même si il est vrai qu’aujourd’hui les puristes ou les opposants clament que les textes de rap sont vidés de propos intelligents et le genre basé uniquement sur une logique commerciale. 

Malgré ces changements, le rap continue de faire peur bien qu’il cartonne en France comme dans le monde entier. Nombre de médias parlent du hip-hop ou diffusent des morceaux mais persistent à avoir un a priori. Sans cesse le rap est ramené à de vulgaires controverses. On peut citer celle concernant Médine, forcé d’annuler ses concerts prévus au Bataclan en octobre 2018, pour avoir écrit dans l’un de ses textes « crucifions les laïcards ». Une phrase évidemment sortie de son contexte et de son texte. 

Le sexisme ou la violence mise en exergue et parfois adoubée par les rappeurs est également un point de discorde. Le rap est en permanence ramené à cela et beaucoup n’y voit qu’un style dévoyé. L’exemple de la bagarre à l’aéroport d’Orly en août entre Booba et Kaaris le montre bien. Les chaînes d’infos n’ont eu cesse d’en parler et d’en débattre utilisant toujours les mêmes raccourcis et parallèles (sur la violence supposée du rap). Bien qu’il soit évidemment possible de se demander si le rap est sexiste ou prône la violence. 

Néanmoins si ce débat doit avoir lieu, qu’il soit mené par des connaisseurs, des journalistes spécialisés et des rappeurs. En somme, qu’il ne ressemble pas à une conversation de bistrot menée entre deux gorgées de bières, faite d’approximations ou d’erreurs comme c’est malheureusement le cas sur certains plateaux. 

Pour toi, le rap est-il un bouc émissaire ? Viens réagir au 01 45 24 20 20 dans Debattle le 8 novembre. Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h, c’est toi qui a la parole.