MENU
Accueil
La radicalité, un bon moyen d’être entendu ?
Écouter le direct
Des manifestants bloquent une partie de la route à Saint Denis à La Réunion pour protester contre la hausse des taxes
Des manifestants bloquent une partie de la route à Saint Denis à La Réunion pour protester contre la hausse des taxes ©AFP

La radicalité, un bon moyen d’être entendu ?

Mouvement massif, blocages, usage de la violence : pour se faire entendre, certaines personnes ont recours à des moyens d’expression plus ou moins musclés.

Le rassemblement des gilets jaunes le 17 novembre 2018 en est un parfait exemple. Parti d’un coup de gueule d’une automobiliste sur Facebook pour dénoncer la hausse des taxes sur les carburants, ce message de Jacline Mouraud  a connu une incroyable résonance. Relayée par des milliers d’internautes, la vidéo mise en ligne le 18 octobre 2018 a été visualisée plus de 6 millions de fois. 

Depuis, pétitions, pages et groupes sur Facebook, se sont multipliés : ils demandent tous la baisse du prix du carburant et pointent d’autres mécontentements comme le prix des péages, les radars ou le contrôle technique. Depuis janvier 2018, les taxes sur le diesel ont augmenté de 7,6 centimes par litres et de 3,9 centimes pour l’essence. Par ailleurs, les taxes devraient de nouveau grimper en janvier 2019. 

Pour se faire entendre, ils ont décidé de manifester dans toute la France le 17 novembre. Ils ont bloqué de nombreux axes routier et réuni plus de 280 000 manifestants d'après la police.  Il est à noter qu’il n’y a derrière eux aucun porte-parole officiel, ni organisation syndicale ou parti politique, bien que certaines formations tentent de récupérer le mouvement et la colère. 69 % des français soutiennent le mouvement d’après un sondage Ifop. 

Autre exemple d’actions radicales : les Femen. Depuis des années, elles s’immiscent dans de nombreux rassemblements politiques pour mettre en avant les droits des femmes, demander la libération de prisonniers, dénoncer des faits ou s’opposer à un (e) politique au travers de leurs corps en parti dénudé qui porte un message. 

Leur dernier coup d’éclat a eu lieu lors des commémorations du centenaire de la première guerre mondiale en novembre 2018. Opposées à Donald Trump, elles ont réussi à forcer les barrages de sécurité pour s’approcher du cortège du président américain remontant les Champs-Elysées. Leur action a eu pour but de dénoncer la présence de « criminels » au sein des nombreux chefs d’Etats présents lors de la cérémonie. 

En matière de radicalité, les antispécistes se sont eux aussi souvent fait remarquer ces derniers mois. Ils militent pour que les animaux d’élevages soient traités de la même façon que les humains. Une vie animale est à mettre sur le même plan qu’une vie humaine. Ils sont donc contre la commercialisation de viandes animales et souhaitent notamment faire interdire les boucheries. 

Pour défendre leur cause, ils ont réalisé plusieurs actions violentes. À Lille ou dans les Yvelines, des boucheries ont été attaquées : vitrines cassées, taguées ou encore jet de faux sang contre l’enseigne. 

Pour toi, faut-il être radical pour se faire entendre ? Viens réagir au 01 45 24 20 20 dans Debattle le 19 novembre 2018. Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h, c’est toi qui a la parole.