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La police est-elle une cible ?
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Des CRS lors d'une manifestation des gilets jaunes
Des CRS lors d'une manifestation des gilets jaunes ©AFP

La police est-elle une cible ?

L’IGPN (la police des polices) a ouvert 22 enquêtes à la suite de violences policières lors des manifestations des gilets jaunes.

De part et d’autre, de nombreux débordements ont eu lieu ces dernières semaines lors des différentes mobilisations des gilets jaunes. Plusieurs vidéos circulent actuellement sur les réseaux sociaux et montrent des violences inadmissibles de la part des forces de l’ordre. Pour exemple, le 1er décembre, en marge de la manifestation des gilets jaunes, plusieurs contestataires réfugiés dans un Burger King à Paris pour échapper aux gaz lacrymogènes ont été matraqués par des CRS à l’intérieur du fast-food. Deux photographes de Libération présents sur place, ont raconté la scène. 

A Lyon, le 6 décembre, un lycéen de 15 ans qui s’opposait à la réforme du bac a été sérieusement touché à l’œil par un tir de flash-ball. Il a porté plainte contre la police pour violences volontaires. D’après son avocat, il a 90 % de chance et perdre l’usage de son œil gauche. A Mantes-la-Jolie le même jour, les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de 151 jeunes. La vidéo de l’arrestation diffusée sur Twitter a choqué. Certains ont même parlé d’humiliation. 

Depuis un mois, 1407 personnes ont été blessées et parmi eux, le ministère de l’intérieur dénombre 717 policiers, gendarmes ou sapeurs-pompiers. Eux aussi, ont été victime de violences. Le 1er décembre, devant l’Arc de Triomphe un CRS a été molesté par de nombreux manifestants avant que l’un d’entre eux ne lui porte secours. 

On peut également citer une affaire qui avait largement défrayé la chronique en octobre 2016 à Viry Chatillon dans l’Essonne. 4 policiers ont été attaqués par une quinzaine de personnes. Ils ont notamment reçu des cocktails molotov dans leurs véhicules et deux d’entre eux s’en tireront avec de graves brûlures. Cette agression avait entraîné à l’époque plusieurs manifestations de policiers en colère pour dénoncer leurs conditions de travail. Une mobilisation pourtant interdite dans leur profession. 

Pour toi, les policiers sont-ils toujours du mauvais côté ? Viens réagir au 01 45 24 20 20 dans Debattle le 13 décembre 2018. Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h, c’est toi qui a la parole.