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Deliveroo, UberEats... : Devient-on une société de fainéants ?
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Un livreur Deliveroo
Un livreur Deliveroo ©AFP

Deliveroo, UberEats... : Devient-on une société de fainéants ?

UberEats, Deliveroo, Just Eat... ces différentes entreprises sont entrées dans notre quotidien et brassent beaucoup d’argent. Parfois aux mépris des individus et des lois.

Ces firmes ont peu à peu envahi nos habitudes et notre société. Des livreurs à vélo singés du logo Uber Eats ou Deliveroo on peut en croiser tous les jours dans les rues des grandes villes. Peut-être que toi aussi tu fais partie de ces personnes qui font appel à eux pour se faire livrer un repas. Il faut avouer que c’est bien pratique qu’on n’a pas le courage de sortir le soir en plein hiver chercher à manger ou se rendre au restaurant.

Un service bien utile mais qui a un coût humain. Les livreurs ont tendance à être exploités et surtout sous-payés. En moyenne, ceux qui travaillent pour Deliveroo œuvrent 15 heures par semaine et touchent 225 € par semaine soit environ 900 € par mois. Un salaire très faible qui ne permet pas de vivre. Par ailleurs, la firme en juillet a abaissé le prix de la course à 5€ contre 5,75 € auparavant. Depuis, il a été de nouveau revu à la baisse et désormais il est de 4,80. 

Les livreurs ont généralement le statut d’auto-entrepreneurs et doivent donc payer eux même les charges sociales. Ce qui réduit encore plus leur salaire déjà relativement bas. Afin de dénoncer ce système, plusieurs d’entre eux se sont réunis au sein du CLAP (Collectif des livreurs autonomes de Paris). Ils réclament l’instauration d’un SMIC net horaire garanti par un contrat et de fait l’augmentation de leurs revenus. De plus, ils demandent la prise en compte de la pénibilité du travail ainsi qu’une activité de travail garantie. Actuellement les livreurs doivent enchaîner les courses pour être payé et donc se rendre le plus disponible possible. 

Et toi, tu penses qu’à cause de ses entreprises on devient trop individualiste ? 

Viens réagir au 01 45 24 20 20 dans Débattle le 5 novembre. Du lundi au vendredi de 19h30 à 20h, c’est toi qui a la parole.