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Banlieue : une image qui a du mal à évoluer
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Une barre d'immeuble à Bobigny
Une barre d'immeuble à Bobigny ©AFP

Banlieue : une image qui a du mal à évoluer

En France, au moins 6 millions de personnes vivent en banlieue. Néanmoins, ces quartiers jouissent toujours d’une mauvaise image.

Violence, drogue, pauvreté : ce sont quelques-unes des images négatives qui collent à la peau de la banlieue et dont elle ne parvient à se défaire. A une époque où le vivre ensemble semble de plus en plus écorné, la banlieue peut se targuer de réussir à faire vivre de très nombreuses communautés au sein de ses différentes villes et immeubles. Dans certaines villes ou certains quartiers - non parfois sans quelques heurts - plus de 100 nationalités cohabitent ensemble. Pourtant, ce n’est jamais mis en avant. 

Des habitants exaspérés 

La banlieue est un peu la laissée pour compte de la République et les problèmes sociaux y sont très nombreux, ce qui empêche l’instauration d’un climat serein. Pour exemple, le chômage tourne autour de 20-25 % alors qu’il est à 9% sur un plan national. Par ailleurs, parmi les 20 villes les plus pauvres de France, 14 communes de la banlieue parisienne y figurent. Malgré des aides et des promesses de l’Etat, les habitants de la banlieue se sentent complètement délaissés alors que les problèmes sociaux sont de plus en plus nombreux et que la pauvreté s’accroit. 

Les annonces politiques se sont enchaînées  

Depuis 30-40 ans, de nombreux plans ont été communiqués notamment via la politique de la ville, pour soutenir ces territoires défavorisés. Tous plus ambitieux les uns que les autres, ils ont malheureusement débouché sur peu de résultats. Dernièrement, en avril 2018, Jean Louis Borloo (ex ministre délégué à la ville de 2002 à 2004) a remis un rapport au gouvernement concernant les banlieues. Il prévoyait d’instaurer une fondation pour la rénovation urbaine dotée de 3,4 milliards d’euros, de mettre en place une académie de leaders pour aider les jeunes de banlieues à intégrer les plus hauts postes de la fonction publique ou encore de créer 30 000 places de crèches. Cependant, ce rapport a été enterré par Emmanuel Macron.