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Alcool : les Européens sont toujours les premiers consommateurs au monde
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Des amis portant un toast lors d'une soirée.
Des amis portant un toast lors d'une soirée. ©Getty

Alcool : les Européens sont toujours les premiers consommateurs au monde

Même si la consommation d'alcool est en baisse (-20% en 27 ans), les Européens en demeurent les premiers adeptes de la planète. La tendance va même jusqu’à s’élargir dans les pays en développement. Au grand dam des autorités sanitaires.

Glouglouglou, il fait grand soif en Europe ! Bière, vin ou vodka, les habitants de notre continent sont toujours les (tristes) champions de la consommation d'alcool selon une étude parue dans la revue britannique The Lancet. En 2017, il semblerait que chaque adulte a consommé 6,5 litres d’alcool pur. La tendance est davantage masculine que féminine mais devrait légèrement se dissiper d’ici 20130. 

Les données, récoltées dans 189 pays, précisent que la consommation devrait grossir d’ici 2030 pour avoisiner les 7,6 litres par an et par habitant. Mais ce n’est même pas l'absorption annuelle d’un Européen. 9,8 litres, voilà ce que boit un habitant de l’Europe en moyenne par an. Pourtant, nos voisins des anciennes républiques soviétiques ont mis un frein à leurs ardeurs et descendent moins de verres qu’auparavant. Mais ce n’est pas suffisant pour faire baisser notre classement. 

Cette consommation reste nocive puisque l’alcool tue 3 millions de personnes par an dans le monde selon l’Organisation Mondiale de la Santé, dont 41 000 en France. C’est le plus dangereux prédateur après le tabac.

Des amis trinquant dans une boîte de nuit.
Des amis trinquant dans une boîte de nuit. ©Getty

La consommation a doublé en Asie du Sud-Est

La consommation d’alcool, en baisse en Europe, grimpe en flèche dans le sud-est de l’Asie. L’étude mentionne même que la Chine rattrape vigoureusement les Européens avec un niveau de consommation allant jusqu’à 7,4 litres annuels. Entre 1990 et 2017, son usage a doublé en Chine, au Japon et en Australie. Selon l’étude, même si la majorité de la population mondiale ne boit pas régulièrement d’alcool, les estimations indiquent que la moitié des adultes boira d’ici 2030.

L’OMS s’était fixé de réduire de 10% d’ici à 2025 la consommation nocive d’alcool. Le pari risque d’être compliqué avec ces nouvelles tendances en pleine émergence. Les auteurs de l’étude incitent les pays concernés à prendre des mesures efficaces comme la hausse des taxes, une restriction de la disponibilité et l’interdiction du marketing et de la publicité pour l’alcool.

L’info Mouv en + : En France, la loi limite les contenus des publicités en faveur des boissons alcooliques à leurs éléments dits « objectifs » (origine, description, mode de consommation, etc.). Le but est de permettre une présentation des produits sans pour autant inciter à leur usage.