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A quoi pourrait ressembler la mode dans le futur ?
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Nike Air Mag - inspiré de "Retour vers le Futur" (Nike)
Nike Air Mag - inspiré de "Retour vers le Futur" (Nike)

A quoi pourrait ressembler la mode dans le futur ?

Voitures volantes, livraisons par drones, supermarchés sans caisses. Quand il s’agit d’imaginer l’avenir, les innovations et autres projections vont bon train. Mais qu’en est-il du futur de la mode ?

Il est de coutume d’imaginer le monde de demain. Un monde où les voitures autonomes seraient la norme. Un monde où plus aucun livreur ne sonnera chez vous car les drones auront pris leur place (pour le meilleur et pour le pire), ou encore un monde où la domotique serait poussée à l’extrême grâce notamment aux enceintes connectées. Toutes ces technologies sont mises en avant lors de salons comme le CES, qui se tient tous les ans à Las Vegas en janvier. En revanche, on entend très peu parler de ce à quoi la mode pourrait ressembler dans le futur. Outre les Nike HyperAdapt, directement inspirées de celles de Marty Mc Fly dans « Retour vers le futur », ou l’utilisation de robots dans les défilés, ce qu’on appelle parfois la Fashion Tech, est un vrai marché d’avenir.

Derrière ce terme, se cache toutes les évolutions qui bouleversent le secteur de la mode à l’ère du digital. En effet, si dans l’inconscient collectif la mode apparait comme secteur plutôt traditionnel, peu enclin aux innovations technologiques, dans les faits c’est tout le contraire. Que ce soit dans la conception, le choix des matériaux, ou la commercialisation, la mode ne cesse de se réinventer et de s’adapter à nos usages. Pour les sneakers elle se met même à rêver, avec des créations tout aussi farfelues que les concept-cars comme on peut le voir sur conceptkicks. 

Wearable, smart textile, impression 3D et intelligence artificielle… 

Parmi les fondamentaux de la Fashion tech, on retrouve les wearables, autrement dit l’ensemble des vêtements mais aussi des accessoires comportant des technologies. On pense par exemple aux vestes chauffantes ou le système de chaleur est activable via un bouton marche/arrêt classique. On a aussi le smart textile, qui lui se rapproche de ce que sont les wearables. Tout est une histoire de matière et d’adaptation de celle-ci à son environnement. En fonction de la température extérieure des vêtements auront tendance à réguler leur action. Le smart textile peut aussi dans certains cas prendre différentes mesures de votre corps, telles que le rythme cardiaque, la température ou encore les calories dépensées, à l’aide capteurs intégrés dans le tissu. 

Une fois qu’on a dit tout ça, comment se matérialise concrètement la mode de demain ? Pour la sécurité des vêtements, est déjà mis en place aujourd’hui un système de QR Code pour prévenir les contrefaçons, notamment sur un marché de la sneaker et du streetwear hyper dominant. Mais à l’avenir, comme avec les NFT, il sera plus facile de tracer la provenance d’une paire de basket et d’éviter ce phénomène. En effet les faux QR code existent déjà, tout comme les faux badges « legit » de chez StockX, pourtant eux-mêmes censés être sécurisés par des QR Code…

La mode du futur, surtout une révolution dans l’expérience d’achat 

Le marché du textile et même celui de la sneaker pourraient ne pas échapper à la « servicialisation » du marché. A l’instar de Netflix, des plateformes de streaming musicales ou celles de Cloud Gaming, aujourd’hui plus rien ne nous appartient vraiment. Ainsi, à l’avenir, le marché de la mode pourrait trouver refuge dans la location de vêtements. Ce qui se fait déjà pour des robes de soirée, pourrait s’étendre à nos vêtements du quotidien avec des box mensuels de vêtements par exemple. C’est ce que propose le site « Le Closet ». 

La Fashion Tech permettra également aux clients de personnaliser leurs vêtements. On se souvient de l’association entre H&M et Google, pour proposer une gamme de vêtements connectés. Grâce à la collecte de données sur vos goûts et vos besoins, la marque suédoise proposait de créer des vêtements entièrement personnalisés via l’application Coded Couture. Dans le genre sappes personnalisées, le PDG de Levi Strauss, Chip Bergh, prédit la disparition des tailles traditionnelles d’ici dix ans. A l’entendre les clients pourront faire un scan de leur corps grâce à une caméra et achèteront des vêtements qui leur iront parfaitement. Il suffira simplement de choisir la coupe que vous voulez sans nécessairement raisonner en taille comme on le ferait aujourd’hui. 

Enfin, dernièrement, le géant du retail américain Walmart a fait l’acquisition de la start-up israélienne Zeekit. L’objectif ? Booster ses ventes en ligne de vêtements et baisser son taux de retour d’articles. Zeekit permet aux internautes d'essayer virtuellement habits et chaussures lorsqu'ils font leurs achats en ligne. Car au cas où vous ne l’auriez toujours pas compris, lle futur de la mode pourrait se faire essentiellement en ligne. Voilà qui permettrait aux marques de se défaire peu à peu des détaillants ou alors de mieux les choisir, et éviter ainsi les pertes. Cela ne veut pas dire que les magasins disparaitront. Bien au contraire. Mais ces derniers deviendront de véritables musées du textile à l’expérience d’achat hors du commun. Tout ceci répondrait à de nouveaux comportements d’achat apparu ces dernières années comme le showrooming, qui consiste à repérer en magasin avant d’acheter en ligne, et le webrooming, ou là le repérage se fait plutôt en ligne avant de confirmer son achat en magasin. Bien entendu il ne s’agit que de projections. Toujours est-il que la technologie n’est pas qu’une histoire d’écrans. Elle semble aussi toucher l’industrie manufacturière.