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Fashion Revolution Week : une semaine pour une mode plus éthique
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Fashion Revolution Week de Berlin en 2018.
Fashion Revolution Week de Berlin en 2018. ©Getty

Fashion Revolution Week : une semaine pour une mode plus éthique

Depuis l'accident du Rana Plaza en 2013, la Fashion Revolution Week tente de bousculer le monde de la mode. Mais en raison de l'épidémie de Covid-19, la mobilisation est virtuelle.

“Consommation de masse : la fin d’une ère”. C’est le thème de la 7ème édition de la Fashion Revolution Week qui s’achève le 26 avril. Confinement oblige, les différentes mobilisations de cette semaine sont virtuelles.

L’équipe de Fashion Revolution invite les internautes à pousser les marques à plus de transparence. “Chaque jour de la semaine, chacun.ne est invité.e à choisir une pièce dans son dressing, à se prendre en photo avec l’étiquette apparente et à interpeller la marque en postant la photo sur les réseaux sociaux avec le hashtag :#WhoMadeMyClothes (en français : qui fabrique mes vêtements) peut-on lire sur le site de l’association.

En parallèle, la Fashion Revolution Week vise aussi à donner davantage de visibilité aux enseignes éco-responsables notamment avec l’opération Open studio. Au cours de directs Instagram par exemple, des créateurs du monde entier font découvrir les dessous de leur travail. Le #ImadeYourClothes (en français : Je fabrique vos vêtements) permet aussi aux férus de mode de mettre un visage derrière certaines marques. 

Le choc du Rana Plaza

La Fashion Revolution Week est une initiative de la créatrice de mode britannique Carry Somers. Elle fonde l’association Fashion Revolution suite de l’accident du Rana Plaza au Bengladesh. Le 23 avril 2013 a marqué un tournant dans l’histoire de la mode. Ce jour-là, des ateliers de confection textile se sont effondrés tuant plus de 1 000 personnes et en blessant 2 500 autres. Cette catastrophe a révélé au monde entier les conditions misérables dans lesquelles travaillent ceux qui confectionnent nos vêtements préférés.

Depuis, des militants et des personnalités du monde entier appellent à plus d’éthique dans le monde de la mode. Mais face à cette demande de transparence, certaines marques répondent à coup de greenwashing, cette stratégie marketing a pour but se donner une image faussement écologique. Une méthode qui a de quoi agacer les associations écologiques. 

À l’occasion de la Fashion Revolution Week , la plateforme française We dress Fair intitulée “du vrai, pas du vert”  lance donc une campagne pour dénoncer la pratique du greenwashing : “Cette combishort est produite dans des conditions inhumaines, pour un salaire dérisoire. Mais c’est écrit en vert”_ou encore “Ce bonnet est un mélange de coton-pesticide, et de polyester-petrole. Mais nous reversons 1% de nos bénéfices à une association”_ sont autant de messages que la plateforme diffuse sur les réseaux sociaux.

La Fashion Revolution Week s'achève ce dimanche 26 avril et réserve encore de belles surprises, mais toujours sur le web.