MENU
Accueil
Charlie Hebdo : interpellé à tort, le héros de l'attaque au couteau à Paris témoigne
Écouter le direct
Youssef et son avocat Me Simon interviewé pour TF1 - Capture d'écran (TF1)
Youssef et son avocat Me Simon interviewé pour TF1 - Capture d'écran (TF1)

Charlie Hebdo : interpellé à tort, le héros de l'attaque au couteau à Paris témoigne

Le "deuxième suspect" interpellé après l'attaque à l'arme blanche survenue vendredi à Paris était en fait un citoyen héroïque. Interpellé à tort, il a témoigné sur TF1.

Pour avoir essayé d'arrêter l'assaillant qui a blessé 2 journalistes à l'arme blanche vendredi à Paris, Youssef s'est retrouvé menotté et cagoulé. Le jeune homme de 33 ans s'est livré à TF1 sur cette journée confuse, durant laquelle il passera 10 heures en garde à vue. 

"Je voulais être un héros, j'ai fini derrière les barreaux" ironise Youssef. Vendredi 25 septembre, il s'est lancé à la poursuite de l'assaillant qui venait de blesser gravement deux journalistes de l'agence Premières Lignes, à quelques pas des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIème arrondissement de Paris. Alerté par les cris d'une femme dans la rue, il aperçoit le fuyard prendre la direction du métro Richard Lenoir. Youssef décide de le prendre en chasse et s'engouffre dans le métro. Lorsqu'il aperçoit l'assaillant sur le quai opposé, il lui hurle : "Bouge pas, j'arrive" et va à sa rencontre. Le fuyard sort une lame de cutter, menace Youssef et rentre dans le métro, la poursuite s'arrête là. Youssef décrit l'assaillant comme un jeune homme dépressif, étonnement calme et ne parlant pas le français. 

Mais pour Youssef, c'est le début des problèmes puisque les caméras de vidéo-surveillance ont filmé la scène et sa photo commence à circuler. En ressortant du métro, il croise des policiers à qui il indique la direction prise par l'assaillant, ces derniers lui répondent de "dégager." Il décide alors de se munir de sa pièce d'identité pour aller témoigner mais lorsqu'il se présente aux forces de l'ordre pour la seconde fois, c'est l'incompréhension. Les policiers lui présentent une photo de lui à la station Richard-Lenoir et le suspectent de connaitre l’assaillant : "Je les ai entendus dire : "on l'a chopé." Quoi, vous m'avez chopé ? Je suis venu témoigner, moi!" se rappelle le citoyen héroïque. 

Cagoulé, menotté, Youssef passera 10 heures en garde à vue avant d'être totalement innocenté. Malgré cette mésaventure, il reste positif et bienveillant envers les forces de l'ordre : "Je ne suis pas en colère contre les policiers. Ils ont fait leur travail, c'est normal. C'est juste que je ne suis pas habitué. C'est tout." affirme le héros.