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Affaire MarvelFitness : un youtubeur muscu devant la justice
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MarvelFitness - A l'ouverture de son procès le 12 septembre 2020. (Jérôme Leblois)
MarvelFitness - A l'ouverture de son procès le 12 septembre 2020. (Jérôme Leblois) ©AFP

Affaire MarvelFitness : un youtubeur muscu devant la justice

MarvelFitness, un youtubeur comptant 147 000 abonnés sur Youtube, va comparaître aujourd'hui devant la justice pour avoir attaqué de façon récurrente des "influenceurs".

Le youtubeur spécialisé en musculation MarvelFitness est renvoyé ce lundi 21 septembre devant le tribunal correctionnel de Versailles. 

Habituellement, les vidéos de MarvelFitness ont pour sujets les pompes, le développé couché ou les protéines alimentaires, mais depuis quelques semaines, le Youtubeur est au centre d'une polémique judiciaire. Il est accusé par une avocate et 8 plaignants d'"envoi de messages haineux, outrageants ou insultants ayant entraîné une dégradation des conditions de vie et une altération de la santé physique ou mentale des victimes", il encourt 45 000$ d'amende et 3 ans d’emprisonnement__, rien que ça !

"Tous les matins je me lève avec la boule au ventre parce que je ne sais pas ce que je vais recevoir, parfois je n’ose même pas regarder mon téléphone. " déclare Laure-Alice Bouvier , l'avocate à l'origine de la plainte contre le Youtubeur. Elle aussi est très active sur les réseaux sociaux, et elle l'accuse d'organiser un harcèlement numérique contre ses clients : "Je compte sur vous pour aller gang bang en commentaire", a dit MarvelFitness dans une de ses vidéos, "J’ai alors reçu des dizaines de messages insultants", raconte une des 8 victimes présumée. Il faut dire que le youtubeur fitness est un spécialiste du clash par réseaux interposés, des vannes et du buzz. 

MarvelFitness répond tout simplement que "__Ça reste ce que l’on appelle du “drama”, du clash via les réseaux sociaux". Selon lui, "il n’y a pas de harcèlement ni de menaces physiques", il n'y a là selon lui que des propos "mal interprétés" et "sortis de leur contexte".

Marc Goudarzian, son avocat à déclaré au journal Le Monde qu'il comptait demander la relaxe, estimant que les faits reprochés relèvent de la liberté d’expression et du droit de la presse. Il fustige également le statut d’avocate et de plaignante de Laure-Alice Bouvier. En plus, le conseil parle d'un dossier " irrégulier" qui comprend "plein d’erreurs de procédure".