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Légalisation du cannabis : un maire d’Île-de-France sur deux est favorable
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Plante de cannabis Sativa - Illustration (Philippe Lopez)
Plante de cannabis Sativa - Illustration (Philippe Lopez) ©AFP

Légalisation du cannabis : un maire d’Île-de-France sur deux est favorable

Selon une étude commandée par Le Parisien, 50% des maires d'Ile de France seraient favorables à la légalisation du cannabis.

Dans les communes d'Ile de France et de l'Oise les plus touchées par le trafic et la criminalité organisée, les maires sont souvent favorables à la légalisation du cannabis. C'est ce que révèle une enquête menée par Le Parisien auprès des maires des principales villes d'Ile de France et de l'Oise. Cette zone représente "plus du quart" des points de deal en France selon des chiffres du Ministère de l'Intérieur, repris par L'Obs. 

« Êtes-vous favorable à la légalisation du cannabis, contre, ou vous ne vous prononcez pas ? »

36 maires ont répondu sur la question de la légalisation du cannabis. Ces élus oeuvrent sur des territoires dits sensibles, classés "reconquête républicaine" ou "zone de sécurité prioritaire". La grande majorité d'entre eux (20) sont des élus de gauche, sept sont de droite et les autres sont des maires sans étiquettes.

Des avis bien tranchés

Du côté des 50% des maires qui se disent pour la légalisation, on avance souvent l'argument d'une prohibition contre productive. C'est le cas du maire de Trappes, Ali Rabeh (Génération.s), qui a déclaré : "La répression c’est contre productif, comme avec la prohibition de l’alcool dans les Etats-Unis des années 1920". Les 22% des sondés qui s'opposent à la légalisation insistent sur l'importance de ne pas céder face à la criminalité. Pour le maire Manuel Aeschlimann (LR), à Asnières, « dépénaliser, c’est abdiquer ». Enfin, les 28% qui ne se sont pas prononcés estiment pour la plupart "manquer d'informations" pour prendre une telle décision, selon Le Parisien. 

Le cannabis légalisé, mais pour qui ?

L'enquête du Parisien révèle un autre point qu'il faudra élucider avant de pouvoir reparler d'un projet de dépénalisation du cannabis : l'âge légal des consommateurs. Une étude de Newsweed révèle que la France est encore et toujours le premier pays européen consommateur de cannabis. De nombreux jeunes adolescents sont confrontés à cette drogue loins d'être inoffensive et un contrôle strict de l'âge des consommateurs s'avèrera essentiel. "Pas avant 21 ans", demande par exemple Bruno Piriou (DVG, Corbeil-Essonnes). Pour sonder l'avis des français autour de cette question, le Parlement vient de lancer une campagne de consultation citoyenne sur le cannabis récréatif.