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Violences sexuelles : 54 sportifs français signent une tribune pour dire "STOP"
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Comme 43 autres sportifs et dirigeants du sport, Teddy Rinner a signé une tribune visant à lutter contres les violences sexuelles dans le sports.
Comme 43 autres sportifs et dirigeants du sport, Teddy Rinner a signé une tribune visant à lutter contres les violences sexuelles dans le sports. ©Getty

Violences sexuelles : 54 sportifs français signent une tribune pour dire "STOP"

Une manière de manifester leur soutien aux victimes et de proposer des mesures pour "agir collectivement et briser le silence".

Le judoka Teddy Riner, l’escrimeuse Astrid Guyard ou encore le coureur Ladji Doucouré, ils sont une cinquantaine de sportifs olympiques à avoir co-signé une tribune publiée hier soir sur le site de France Info, pour "donner de la voix " à la lutte contre les violences sexuelles dans le sport.

Cette tribune, rédigée par les membres de la commission des athlètes de haut niveau du Comité national olympique et sportif (CNOSF) intervient quelques jours après les révélations de l'ancienne championne de patinage Sarah Abitbol qui accuse dans son livre "_Un si long silence "_son entraîneur Gilles Beyer d’agression sexuelle et de viol. Depuis, les témoignages de patineuses, nageuses ne finissent plus d'émerger. 

Par cette tribune, les 54 sportifs et dirigeants ont voulu exprimé leur "solidarité avec les victimes", et rappeler que "si, pour la majorité, le sport a été une formidable école de la vie avec des valeurs de partage, d'entraide, de soutien, de respect, pour d'autres, il y a surtout la souffrance et le silence". Le règne du silence, justement, "un système où même si l'on entend, on voit, on subit… on a pris l'habitude de se taire ". Les sportifs entendent bien le "briser".

« Il est temps d'agir collectivement »

"Nous ne pouvons plus nous taire !" lancent-ils avant de rappeler que :

Chaque sportif de haut niveau a d'abord été un enfant, un adolescent en pleine construction. 

C’est pourquoi, ils recommandent "l'interdiction à vie d'exercer tout métier au contact de la jeunesse, quel que soit le domaine, pour tous les agresseurs et les prédateurs sexuels avérés." Enfin, est également suggérée la création d’une cellule d’écoute des victimes, "indépendante des fédérations", et capable "de saisir le ministère des Sports pour permettre le lancement d'enquêtes administratives", ajoutent les signataires de la tribune.