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Semaine olympique et paralympique : Arnaud Assoumani à la rencontre de collégiens
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Arnaud Assoumani s'est rendu dans le collège George-Sand, dans le 13ème arrondissement de Paris.
Arnaud Assoumani s'est rendu dans le collège George-Sand, dans le 13ème arrondissement de Paris. ©Radio France

Semaine olympique et paralympique : Arnaud Assoumani à la rencontre de collégiens

A l'occasion de la sixième édition de la Semaine olympique et paralympique (24-29 janvier), le spécialiste du saut en longueur et du triple saut est parti à la rencontre d'adolescents, pour leur parler sport et handicap.

Ce mardi 25 janvier, les élèves de quatrième du lycée George-Sand, dans le 13ème arrondissement de Paris, ont droit à une visite un peu spéciale. Arnaud Assoumani, athlète spécialiste du saut en longueur et du triple saut est avec eux, dans le cadre de la Semaine olympique et paralympiques (SOP). Cette année, elle fait écho aux JO, la capitale les accueillant en 2024.

Au programme de la matinée, pour le sportif de 36 ans : interviews réalisées par les collégiens, ateliers sportifs et une intervention en compagnie de la Ministre des sports, Roxana Maracineanu et de Tony Estanguet, président du comité d'organisation des Jeux olympiques. 

Naturellement, Arnaud Assoumani enlève sa prothèse pour la faire circuler parmi la classe. Né sans avant-bras gauche, il entend "faire porter un autre regard sur le handicap". Une prothèse "stylisée", qui lui a permis "de se réinventer".

"Le sport a été très bénéfique pour moi"

Entraînement, enfance, difficultés, devant des élèves un peu impressionnés, il répond sans tabous aux questions sur son quotidien d’athlète paralympique. Un exercice important pour le sportif, qualifié pour ses sixièmes Jeux Paralympiques. "Cela fait une dizaine d’années que j’interviens dans les écoles, explique-t-il. Je pense que c’est nécessaire de transmettre les valeurs du sport aux plus jeunes."

Un sujet qui lui tient d’autant plus à cœur, qu’il a été salvateur pour l’athlète. Presque au même âge que les adolescents avec qui il discute aujourd’hui, il a été victime de harcèlement scolaire. "Le sport a été très bénéfique pour moi. Je me suis fait des amis, ça m’a aidé à prendre confiance en moi. Ce n’est pas facile de se revaloriser après du harcèlement." 

Le champion paralympique s'est essayé à la danse avec les collégiens.
Le champion paralympique s'est essayé à la danse avec les collégiens. ©Radio France

Si les interventions sportives auprès des scolaires sont régulières dans le cadre du programme Génération 2024, le collège George-Sand est déjà sensibilisé au sujet du handicap. "On fait du cécifoot, du volley assis… Ça se passe très bien au niveau des élèves, ils sont très motivés", explique Claudie Latger, professeure d’EPS, mais également ancienne sportive de haut niveau. "Les élèves autistes sont aussi inclus, ajoute Noëlle Assante Di Cupillo, enseignante coordinatrice ULIS Trouble Autistique. Un projet interdisciplinaire, qui lie aussi physique et SVT. 

L'un des objectifs de la SOP est de promouvoir les 30 minutes de sport par jour recommandées. Un enjeu, d’autant plus que le Covid est passé par là. Selon une enquête de l’ONAPS (Observatoire National de l’Activité Physique et de la sédentarité),  56% des enfants et adolescents ont réduit leur niveau d’activité physique et augmenté leur temps de sédentarité durant le premier confinement.  Or, une pratique sportive régulière a des effets positifs sur le physique, mais aussi sur le moral.

"Ne lâche rien", "Continue de t’entraîner", avant qu’ils rejoignent les bancs des salles de classe, Arnaud Assoumani prodigue ses conseils aux adolescents.
Qui sait, peut-être que parmi eux se cache le futur champion olympique de demain !