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Gérald Darmanin veut interdire le gaz hilarant
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Garald Darmanin, ministre de l'intérieur (Antoine Gyori - Corbis)
Garald Darmanin, ministre de l'intérieur (Antoine Gyori - Corbis) ©Getty

Gérald Darmanin veut interdire le gaz hilarant

Le ministre de l'intérieur Gérald Darmanin a indiqué vouloir interdire "purement et simplement l'utilisation du protoxyde d'azote"

Depuis plusieurs années la consommation de protoxyde d’azote s’accélère en France surtout chez les plus jeunes. Interviewé en exclusivité par Le Parisien le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a indiqué vouloir lutter contre la consommation de ce "gaz hilarant". Il pourra pour cela s’appuyer sur un texte adopté à l’unanimité au Sénat le 11 décembre 2019. Ce texte prévoit d’interdire la vente et l’incitation à la consommation de protoxyde d’azote aux mineurs.

Dans certaines communes de France, on ramasse jusqu’à 100 kilos de ces petites capsules métalliques par mois. Elles contiennent un gaz destiné à l’origine aux appareils de cuisine tels que les siphons mais certains jeunes ont pris l’habitude de le consommer le "proto" dans un ballon. Une fois inhalé, le protoxyde d’azote provoque des euphories puissantes et les capsules se retrouvent souvent dans le caniveau. De nombreux maires de petites et grandes villes du pays ont déjà décidés d’agir, le 5 août dernier, le maire de Carcassonne avait par exemple déjà encadré la vente de "proto"_dans les rues de sa Ville. Le ministre de l'intérieur à indiqué au Parisien qu'il souhaitait "interdire purement et simplement l'utilisation du protoxyde d'azote"_. Ainsi toute personne consommant ce gaz risquerait une amende de 200 euros, comme pour n'importe quelle autre drogue. 

La consommation de ce gaz en vente libre et à petit prix explose mais pourtant c’est loin d’être sans danger. L’Association Nationale de prévention en alcoologie et addictologie recense sur son site la liste des effets indésirables qui peuvent survenir, on y retrouve notamment des risques d’asphyxie, des vertiges et même de perte de connaissance. Selon un rapport de l’Anses, le protoxyde d’azote est responsable de 66 cas d’intoxication grave entre janvier 2017 et décembre 2019. "La drogue, c’est de la merde" affirmait de ministre de l’intérieur au Parisien, et on ne va pas dire le contraire !