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La moitié des 18-24 ans n’ont plus confiance en la police
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Les jeunes n'ont plus confiance en la Police
Les jeunes n'ont plus confiance en la Police ©Getty

La moitié des 18-24 ans n’ont plus confiance en la police

Un jeune sur deux n’a plus confiance en la Police. C’est le constat fait par le Baromètre de la confiance politique du Cevipof. Les différents épisodes de violences policières vécus ces dernières années y sont pour beaucoup.

L’image de la Police n’a cessé de changer sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, selon un article de l’Obs. Les jeunes, notamment, ont commencé par leur faire confiance. Mais ce n’est plus vraiment le cas.

Une rupture nette entre les jeunes et la police

La confiance des jeunes en la police est en chute libre. Ils sont seulement 52 % à faire confiance aux forces de l’ordre, alors qu’ils étaient 62 % en 2020. Les chiffres sont encore plus inquiétants en Île-de-France où 70 % des 18-24 ans expriment même une défiance vis-à-vis de la Police, selon le dernier baromètre Cevipof.

Ce décrochage n’est pas vraiment une coïncidence. Il suffit de faire l’historique des différentes affaires impliquant des policiers durant le quinquennat d’Emmanuel Macron. Le mouvement des gilets jaunes, notamment, a fait l’objet de différentes interpellations violentes très relayées sur les réseaux sociaux.

Les affaires de violences policières ont aussi discrédité la profession aux yeux des jeunes. On pense notamment à Cédric Chouviat, mort lors d’un contrôle routier le 3 janvier 2020. C’en est aussi suivie la vidéo du passage à tabac de Michel Zecler. L’homme a été tabassé avant d’être interpellé alors qu’il rentrait dans son studio de musique le 21 novembre 2020.

Le fait que la plupart des interpellations violentes touchent particulièrement les individus minorés révoltent aussi les jeunes. Le rapport le prouve : « 1 jeune Français sur 3 considère que la Police compte proportionnellement plus de racistes que dans d’autres milieux professionnels contre 1 Français sur 5 en général. » Le mouvement #DoublePeine qui dénonce la mauvaise prise en charge des victimes de violences sexuelles dans les commissariats a aussi participé au discrédit jeté sur la Police.

La police a une image d’institution opaque 

La Police n’a pas réussi le pari de parler aux jeunes, malgré ses tentatives. « La police a pris le parti de travailler sur la communication, de faire un compte Snapchat, Instagram pour changer cette perception. C’est bien sauf qu’on oublie tout le reste. Certains jeunes n’ont pas que des perceptions, mais aussi du vécu négatif et réel », indique Christophe Korell, brigadier à nos confrères de l’Obs. Ce dernier tente de nouer le dialogue avec son association Agora des Citoyens, de la Police et de la Justice. (ACPJ)

Le constat fait par des personnes interrogées par l’AFP concernant l’image de la Police est très clair : « Refermée sur elle-même » ; « recroquevillée », « imperméable à l’extérieur », sont les impressions qui reviennent le plus. Mais des solutions existes selon le baromètre qui invite la Police à regagner la confiance des citoyens en faisant la "promotion pédagogique de ses actions".