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La faim dans le monde a progressé en 2020
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Photo : Guido Dingemans, De Eindredactie
Photo : Guido Dingemans, De Eindredactie ©Getty

La faim dans le monde a progressé en 2020

11 personnes pourraient mourir de faim et de malnutrition chaque minute d’ici la fin de l’année.

À l'heure où le sud de Madagascar est en train de connaître une famine sans précédent, une nouvelle étude d'Oxfam sur les crises alimentaires dans le monde vient d'être publiée. Les chiffres sont accablants : depuis la pandémie, le nombre de personnes souffrant de la famine a été multiplié par six. Le rapport appelé "Le virus de la faim se propage" sonne comme un cri d'alerte.

Des chiffres effroyables

L'étude de l'ONG Oxfam a été publié ce 9 juillet 2021 et révèle que 155 millions de personnes sont "dans des conditions proches de la famine" dans le monde. C'est près de 20 millions de personnes en plus qu'en 2019. Si cette cadence effroyable continue, d’ici la fin de l’année, 11 personnes pourraient mourir de faim et de malnutrition chaque minute. L'étude met aussi en avant la famine que subit la région du Sahel, l'Éthiopie, le Soudan du Sud, ainsi que l'Afghanistan, la Syrie et le Yémen.

Conflits, Covid-19 et Crise Climatique

Selon nos confrères de RFI, Oxfam souligne que ce phénomène est dû à trois facteurs qu'elle appelle "les 3 C" : Conflits, Covid-19 et Crise Climatique. Durant la pandémie, la gelée de l’activité économique globale et les fermetures de frontières ont provoqué une augmentation de 40% du prix des denrées alimentaires par rapport à l’année dernière. Du jamais vu depuis ces dix dernières années selon RFI.

L'ONG pointe aussi du doigt l'inaction des gouvernements : ils augmentent les budgets pour les dépenses militaires et mettent de côté les problèmes alimentaires. Hélène Botreau, la porte-parole de l'ONG, est catégorique : "il faut arrêter les conflits, surtout dans cette période de pandémie où on a besoin que les États se recentrent sur des services essentiels, sur la protection sociale ". Pour la porte parole, la seule solution est la suivante : "Les gouvernements doivent œuvrer pour un système agricole et alimentaire plus juste et durable qui garantisse les droits humains - dont le droit à l’alimentation - tout en respectant les limites de notre planète.