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Des plateformes téléphoniques pour accompagner les étudiants face à la détresse psychologique
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Un collage pour réclamer un plan d'urgence sur la santé mentale des étudiants à Paris
Un collage pour réclamer un plan d'urgence sur la santé mentale des étudiants à Paris ©AFP

Des plateformes téléphoniques pour accompagner les étudiants face à la détresse psychologique

Comment aider les étudiants en souffrance ? Les étudiants isolés sont de plus en plus en proie à une profonde détresse à cause de l'épidémie du coronavirus, des confinements et du couvre-feu. Plusieurs plateformes d'écoute et de soutien psychologique voient le jour. Mouv' te file des numéros.

Les cours à l'université se font depuis bientôt un an depuis les ordinateurs des étudiants ! Mais à partir de ce lundi 25 janvier, les étudiants de première année peuvent retourner, progressivement, en cours, mais uniquement pour les travaux dirigés et en demi-groupes. L'objectif c'est de limiter le taux d'échec et de les sortir de leur isolement. Pour éviter qu'ils ne sombrent, plusieurs plateformes ont été créées pour leur permettre d'être épaulés, écoutés et soutenus par des psychologues.

Des téléconsultations gratuites en Ile-de-France

Si tu as du mal à dormir, à te concentrer pour réviser, pour faire tes devoirs, si tu es triste et que tu te sens mal, il ne faut pas hésiter à en parler. "Il ne faut pas laisser ce mal-être durer", avertit la Fondation FondaMental. Elle a lancé, avec la Région Île-de-France, "Ecoute Etudiants Île-de-France", une plateforme numérique gratuite et anonyme dédiée au soutien psychologique et à l'écoute des étudiants franciliens. 

Si tu t'inscris sur cette plateforme, tu peux bénéficier de conseils, d'exercices pratiques et de trois téléconsultations gratuites avec des psychologues. Ces exercices permettent aux étudiants d'auto-évaluer leur état psychologique : "On propose des vidéos de méditation, pour aider à apprendre à gérer les émotions", explique à Mouv' Lisa Letessier, psychologue qui a créé du contenu pour cette plateforme. Le site, disponible également sur smartphone, contient aussi "des vidéos de relaxation pour se détendre, diminuer le niveau des émotions". 

Il existe tout un tas d'autres plateformes et pas qu'en Île-de-France !

Si tu broies du noir le soir, tu peux appeler la plateforme Nightline, soutenue notamment par le Crous. Des étudiants sont là de 21h à 2h30 du matin pour répondre à tes angoisses et t'écouter. C'est gratuit, confidentiel et ça fonctionne si tu habites à Paris (01 88 32 12 32), Lille (03 74 21 11 11), Lyon (04 85 30 00 10) et Saclay (01 85 40 20 10).

Il y  a aussi le numéro SOS Confinement (0800 19 00 00) disponible de 9h à 21h, le numéro de la Croix-Rouge Ecoute (0 800 858 858) accessible de 9h à 19h du lundi au samedi et de 12h à 18h le dimanche.

Repérer les signes

Avec le couvre-feu et la rumeur d'un troisième confinement qui grandit, les étudiants partagent de plus en plus sur les réseaux sociaux leur détresse psychologique. Ils vivent souvent seuls dans des petits appartements et ont perdu leur petit boulot ; ils ne voient plus leurs potes, ni leurs camarades de classe, ni même leurs professeurs si ce n'est en visio... "C'est difficile pour tout le monde, mais c'est encore plus difficile pour les étudiants qui sont dans une période de vie où ces loisirs et activités sont extrêmement importants pour leur équilibre", confie à Mouv' la psychologue Lisa Letessier. Elle conseille les plateformes et tout exercice pour améliorer le bien-être car ils permettent de "renforcer ses ressources, ses émotions positives et du coup avoir moins besoin de s'aérer la tête avec de l'alcool ou de la drogue".

Les mesures annoncées par le gouvernement

Pour lutter contre cette détresse psychologique, le gouvernement promet le recrutement dans les six prochains mois de 80 psychologues dans les Crous, soit le double des effectifs actuels. Jeudi 21 janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, a donné des précisions sur le futur chèque de soutien psychologique destiné à payer les consultations de psychologues de ville. Le montant de ce dispositif, prévu pour le 1er février, devrait être d'une centaine d'euros. 

Les syndicats étudiants jugent ces annonces insuffisantes face au mal-être grandissant et à l'incertitude qui plane quant à la réouverture des facs pour tout le monde. Une intersyndicale regroupant des syndicats des personnels de l'Education nationale appelle à une nouvelle journée de grève le 26 janvier.