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Covid-19 : 430 discothèques ont déjà mis la clé sous la porte
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Illustration - 430 discothèques ont déjà mis la clé sous la porte ( King Lawrence)
Illustration - 430 discothèques ont déjà mis la clé sous la porte ( King Lawrence) ©Getty

Covid-19 : 430 discothèques ont déjà mis la clé sous la porte

L'inévitable est en train d'arriver : les discothèques ne peuvent plus tenir le manque d'activité.

Le verdict est sans appel : _"Un tiers des boîtes de nuit françaises ne rouvriront pas après la crise"  _annonce Patrick Malvaës, président du Syndicat National des Discothèques et Lieux de Loisirs. 

Une phrase qui retentit et que beaucoup redoutent, mais qui au fond révèle l'inévitable : les conséquences d'une pandémie qui dure depuis plus d'un an sont là. Elles se rapprochent dangereusement et elles questionnent sur l'après. Que sera l'après Covid ? 

Un lourd bilan 

Dans une interview accordée à France Info, Patrick Malvaës dresse un constat de la situation actuelle pour les discothèques : "430 établissements ont déjà mis la clé sous la porte". 

Un bilan très lourd car il représente presque un tiers des boites de nuits de France qui ne rouvriront pas après la crise : "on peut en être assuré parce que cette dérive des 430 va pouvoir passer à 600 très rapidement. Elle a été endiguée par les aides que nous avons eues. Nous avons des aides actuellement, il y a eu un effet d'aubaine qui a incité certains à ne pas déposer tout de suite le bilan ou à ne pas fermer leur établissement, parce qu'on peut fermer volontairement ou on peut fermer judiciairement" a t'il déclaré  avant de préciser que "Dans les fermetures volontaires, beaucoup attendent la fin des aides, de voir comment ça tourne, parce que les factures commencent à tomber, à s'alourdir sacrément.__"

Un personnel à l'abandon 

Si l'impact financier à déplorer est certain, il y a un autre aspect tout aussi important et souvent négligé : le personnel, ces milliers de personnes qui se retrouvent sans travail, sans salaires. Que ce soit Djs, serveur.euses, videurs...ces hommes et ces femmes se retrouvent sans rien, sans recours possible à part l'attente. Une détresse dont Patrick Malvaës témoigne : "C'est la catastrophe pour ceux qui travaillent derrière moi, avec moi au niveau de l'appareil syndical et au niveau du personnel surtout. Alors pour le personnel, parce qu'on ne parle pas assez de notre personnel, c'est terrible. Vous imaginez un peu tout le personnel qui n'est plus du tout en contact avec la clientèle, qui n'est plus du tout en contact avec la direction. C'est un manque terrible parce que la discothèque, c'est un art de vivre__."

C'est ce problème psychologique dont on ne parle pas non plus, on a parlé des dégâts matériels, mais il y a des dégâts psychologiques. 

Quelle alternative ? 

Si une solution toute faite ne semble pas se définir à l'horizon, il y a cependant une alternative, moins réjouissante, mais qui  permettrais aux établissements actuellement fermés, de garder un semblant d'activité. Cette alternative, Patrick y a déjà pensé. "La seule reconversion qui serait possible, et je ne fais pas de l'humour, ce serait de nous transformer en centre de vaccination__, et ça, on y est tout à fait prêt, mais il faudrait encore qu'on nous sollicite. On le ferait tous avec grand plaisir ! On a même fait un sondage dans ce sens auprès de nos mandants. Pourquoi pas transformer les 1 500 établissements de France en centre de vaccination ? Toutes les discothèques répondraient présent."

On ne vas pas se mentir, l'année 2020 a été une année pourrie, et 2021 ne s'annonce pas meilleure pour autant, comme un cauchemar sans fin, la pandémie de Covid-19 continue de mettre un frein dans les études, les loisirs, l'économie, et le moral de la population. À ce stade, il faut croiser les doigts et s'armer de patience pour voir la situation s'améliorer dans l'intérêt de tous.