MENU
Accueil
Affaire Théo: la Défenseure des droits réclame des "poursuites disciplinaires" contre les policiers
Écouter le direct
La Défenseure des droits Claire Hédon - Illustration (Ludovic Marin)
La Défenseure des droits Claire Hédon - Illustration (Ludovic Marin) ©AFP

Affaire Théo: la Défenseure des droits réclame des "poursuites disciplinaires" contre les policiers

La Défenseure des droits Claire Hédon réclame que les policiers ayant grièvement blessé Théo Luhaka lors d'un contrôle violent en 2017 fassent l'objet de "poursuites disciplinaires".

Quatre ans après sa violente interpellation filmée par des caméras de vidéo-surveillance à Aulnay-sous-Bois, Théo Luhaka souffre encore. En octobre dernier, le jeune homme avait expliqué à BFMTV que cette agression avait "ruiné sa vie". Ce mardi 24 novembre, l'AFP vient d'indiquer que la Défenseure des droits Claire Hédon réclamait des "poursuites disciplinaires" à l'encontre des policiers auteurs des violences. 

A la suite de l'interpellation au cours de laquelle le jeune homme avait été grièvement blessé par un coup de matraque télescopique au niveau de la zone anale, Luhaka restera handicapé à vie d'après des conclusions médicales datant du 21 août 2019.  

Claire Hédon a décidé que des poursuites disciplinaires devaient être menées "indépendamment" du procès aux assises souhaité par le parquet de Bobigny. Elle a pour cela auditionné le jeune homme victime des violences ainsi que les quatre policiers et a eu accès à l'information judiciaire. Le document est clair : "rien ne pouvait justifier les coups portés après le menottage et la maîtrise" de Théo. Il détaille également les "coups de poing", "de genou" et l'usage de "gaz lacrymogène" démontré par la vidéosurveillance de la ville.

Trois agents de la Brigade de sécurité de terrain ont portés ces coups et le quatrième est considéré comme "témoin de violences sans intervenir pour les empêcher"__. En tout cas, tous les quatre ont commis des "manquements" au Code de sécurité intérieure conclut Claire Hédon.

La qualification de "viol aggravé", initialement retenu dans cette affaire, avait été écartée début octobre. Le parquet de Bobigny avait également décidé d'un renvoi aux assises pour les trois policiers soupçonnés de "violence volontaire" et un non lieu pour le quatrième mis en examen.