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66% des Français estiment que la politique répressive contre la consommation de drogues est inefficace
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66% des Français estiment que les politiques de répression sont inefficaces pour lutter contre la consommation de drogues. (Olena Ruban)
66% des Français estiment que les politiques de répression sont inefficaces pour lutter contre la consommation de drogues. (Olena Ruban) ©Getty

66% des Français estiment que la politique répressive contre la consommation de drogues est inefficace

Selon un sondage CSA du 21 janvier 2021, deux tiers des Français jugent que la politique de répression contre la consommation de drogues est inefficace.

La répression pour usage de drogues n’est pas efficace pour lutter contre la consommation d’après 66% des Français. C’est ce qui ressort d’un sondage commandé par le Collectif pour une Nouvelle Politique des Drogues. 69% des personnes interrogées pensent même que cette politique est inutile pour lutter contre le trafic de drogues.

Depuis 1970, en France, l’usage des drogues est systématiquement puni. Pourtant, d’après le sondage CSA, "plus de la moitié des Français.es est favorable à une approche qui ne soit pas centrée sur la pénalisation." Ces résultats arrivent alors que les impacts du cannabis sont en train d’être évalués en France, par une mission d’information parlementaire. 

Il faut repenser la politique contre les drogues 

"170 000 personnes sont interpellées chaque année pour usage de drogues. [] Ces personnes ne sortiront pas de la consommation en allant en prison, où l'accompagnement des usagers est inexistant" explique Katia Dubreuil, la présidente du Syndicat de la Magistrature. "Une part importante des personnes ne vient pas vers les services de soins et d'accompagnement par peur de la répression" ajoute Catherine Delorme, la vice-présidente de la Fédération Addiction. 

Le sondage nous apprend également que 73% des Français estiment que l’État "ne met pas en place suffisamment d'outils ou de campagnes de prévention" contre la drogue. La volonté d’organiser un débat public sur les politiques des drogues est considérable, puisque 82% des sondés y sont favorables. À l’échelle nationale, rien ne semble être sur le point de changer dans un futur proche. En revanche, certaines personnalités politiques locales essayent de faire bouger les choses.