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Keny Arkana : "le délire "zumba", qui n'est pas du rap, c'est l'art urbain qui s'est développé"
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Keny Arkana, sur scène, au Festival Cruilla Barcelona 2011 au Parc Del Forum, le 9 juillet 2011 à Barcelone, Espagne. ©Getty
Keny Arkana, sur scène, au Festival Cruilla Barcelona 2011 au Parc Del Forum, le 9 juillet 2011 à Barcelone, Espagne. ©Getty

Keny Arkana : "le délire "zumba", qui n'est pas du rap, c'est l'art urbain qui s'est développé"

Keny Arkana ouvre les festivités de la Fête de la musique avec Augustin Trapenard.

Après la parution du clip "Bienvenue à Babylone" en featuring avec 3ème Œil, Keny Arkana vient donner le ton pour la fête de la musique. En ce 21 juin, elle est l'invitée spéciale d'Augustin Trapenard dans Boomerang sur France Inter. La fête de la musique lui rappelle les fêtes de quartier à Marseille comme la fête du panier à l'époque. Ce passage à la radio n'est pas anodin : c'est la première fois qu'elle passe dans une chaîne de radio en 20 ans de carrière !

Keny Arkana toujours loin des spotlights

Loin des médias et du bling-bling elle sortira le 9 juillet Avant l'exode, un album très attendu. Il fera suite à Entre ciment et belle étoile son premier album qui l'a lancé et Tout tourne autour du soleil paru en 2012.  Dans cette séquence sur France Inter, elle parle de rap bien sûr, mais s'ouvre aussi à ses fans au sujet des foyers sociaux, de son retour à ses racines argentines, de la place des femmes dans le rap game, et de "révolution humaine". 

La marseillaise affirme que"L'industrie du disque n'a pas les mêmes priorités que les artistes". Keny vit pour la musique pas pour les ventes ni le top des charts. Elle confie que dans le streaming, il "faut être bien lissé pour avoir les algorithmes avec soi" et avec son image brute et engagée, ce n'est pas le cas. Et c'est pour ça qu'on l'aime. "Etre soi-même, incarner qui on est" sans se plier à la société et "au regard des autres__" : c'est ça la liberté selon Keny Arkana.

"Le délire zumba qui n'est pas vraiment du rap"

"Brisée par les services sociaux", c'est la rue, le rap de NTM, Assassin, IAM et l'écriture qui l'ont sauvé. Elle explique qu'à ses débuts, le rap était de un truc de niche, d'initiés. Maintenant "le rap est devenu la variété française", avec plusieurs mouvements rap différents. Elle souligne le succès du "délire zumba qui n'est pas vraiment du rap". La marseillaise ne méprise pas ce nouveau phénomène. Il a sa place quand même, et de toute façon, le rap pur et dur reste toujours. Pour Keny, les artistes qui ne veulent pas être militants n'ont pas besoin de l'être, comme elle le répète : chacun doit s'incarner comme il le souhaite.

La fille du vent aime la scène : "le public est un vrai chaman" il transmet "beaucoup d'énergie, beaucoup d'amour". Pour  c'est un moment de partage, "ça vibre haut" que ce soit en salle, dans la rue, dans des fêtes sauvages. Selon elle, aujourd'hui il y a peu de tolérance envers les personnes qui critiquent la société et sa rage ne s'est pas apaisée : "toute les luttes humaines que je trouve justes me portent".