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Mardi gras : les meilleurs déguisements de rappeurs
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Roméo Elvis - Capture d'écran clip "Chocolat" - IAM - Capture d'écran clip "Coupe Le Cake"
Roméo Elvis - Capture d'écran clip "Chocolat" - IAM - Capture d'écran clip "Coupe Le Cake"

Mardi gras : les meilleurs déguisements de rappeurs

Mardi gras tombe cette année le 25 février, l’occasion pour tout le monde de ressortir les costumes d’Halloween qui prennent de la place dans les placards depuis octobre et de rentabiliser un peu ses achats.

Certains ont tout de même plus de chance que d’autres : les rappeurs, par exemple, ont la possibilité de se déguiser à n’importe quel moment de l’année. Il leur suffit de prendre pour prétexte le tournage d’un clip, et c’est parti : de Willy Wonka au Joker en passant par La Faucheuse et Zorro, on fait le tour des meilleurs (ou des pires) déguisements du rap français. 

Roméo Elvis en Willy Wonka 

Difficile de faire plus emblématique que Willy Wonka quand on parle de chocolat : pour le clip du titre éponyme de l’album Chocolat, Roméo Elvis n’a donc pas eu à se poser trop de questions au moment de choisir son déguisement. Chapeau haut-de-forme, grosses lunettes rondes, look excentrique : aucun doute sur la réussite du costume, que l’inspiration ait été trouvée du côté de Gene Wilder ou de Johnny Depp. 

Attention tout de même : le clip établit un parallèle entre chocolat et drogues, les tablettes dont il est question sont donc a priori plus chargées en THC qu’en cacao. L’occasion donc de rappeler un autre grand Willy Wonka du rap français : 

Salif en Black Willy Wonka 

Pour le coup, pas de déguisement, juste un sweat rouge et de grosses lettres imprimées : "Black Willy Wonka", une métaphore assez claire sur les activités du rappeur entre deux albums, du temps de son activité artistique. 

Salif en "Black Willy Wonka"
Salif en "Black Willy Wonka"

Oxmo Puccino en Zorro

Malgré une carrière marquée par des titres d’une mélancolie absolue (J’ai mal au mic, L’enfants seul) Oxmo est un mec qui sait s’amuser. On se souvient notamment du titre Black Desperado et de son clip assez fou dans un décor type far-west. Le rappeur y apparaît masqué comme Zorro, donc très reconnaissable, et affronte notamment un catcheur pour “sauver le rap français”. Visiblement ça a fonctionné, puisque quinze ans après sa sortie, le rap se porte mieux que jamais. 

Niro en personnage de film d’horreur 

Ces derniers mois, Niro a su marquer les esprits avec ses clips à plusieurs reprises, aussi bien quand il fait dans l’émotion (En double appel) que dans la grosse production narcotique (Stupéfiant), ou encore pour un casting féminin remarqué par les internautes (Kim Jong-il). On a malheureusement tendance à oublier que l’auteur de Paraplégique sait se lâcher et surtout s’amuser : on se souvient par exemple du clip de Père Noël feat Zekwe Ramos, dans lequel les deux rappeurs n'apparaissent que brièvement, mais qui reste un grand et beau moment de n’importe quoi. 

Dans un genre différent, le clip de Père Fourra, extrait de Paraplégique en 2012, nous donne l’occasion de voir un Niro grimé en véritable personnage de film d’horreur : paire de lunettes noires ne couvrant qu’un seul œil, lentille de contact avec effet œil de reptile, chapeau haut-de-forme qui semble emprunté à Jack l’Eventreur … un clip à l’ambiance franchement inquiétante, visuellement très fort. 

Orelsan en 27 personnes différentes

Pour clipper l’un des titres les plus marquants de l’album La Fête est finie, il fallait non seulement d’excellentes idées mais surtout les moyens de les réaliser. Réalisateur du clip et acteur des 27 personnages qui apparaissent à l’écran, Orelsan a clairement donné du sien. Il interprète ici chacun des membres de sa famille décrits dans le texte du morceau, et incarne donc une série de clichés familiaux plus ou moins nuancés : la tante radine, le cousin bobo, le tonton alcoolique et raciste, le mari qui trompe sa femme, le grand-père au passé un peu trop héroïque pour être vrai, etc. Une belle prouesse visuelle puisque la plupart des membres de cette famille un peu trop commune apparaissent en même temps à l’écran, ce qui a nécessité un peu de bricolage et quelques fonds verts pour les effets spéciaux. Un making-of de quinze minutes est disponible, Orelsan y résume d’ailleurs assez bien les difficultés de ce genre de tournage : “comme c’est un peu concept, ça peut être bien pourrave, comme ça peut être cool. Etant donné les retours très enthousiastes suite à la publication du clip, on penche plutôt pour la deuxième option. 

Flynt en Alex DeLarge 

On retrouve encore une fois Orelsan, cette fois-ci invité par Flynt sur l’album Itinéraire Bis pour un morceau sur l’amitié à la fois touchant et drôle. La très grosse réussite du titre est son clip, qui voit les deux rappeurs intégrés à des scènes de films cultes grâce à l’ingéniosité et au travail du réalisateur Francis Cutter. On retrouve donc Orelsan grimé en Raoul Duke de Las Vegas Parano ou en Agent K de Men in Black, et donc Flynt, qui passe du décor de Pulp Fiction à celui de La Haine en passant par la bande d’Orange Mécanique, avec à chaque fois un accoutrement à la hauteur. 

Booba en faucheuse

Ok c’est très rapide et c’est plus un effet visuel qu’un vrai déguisement, mais placé au bon moment dans le clip de Repose en Paix (au moment où Booba lance “-sa en noir avec une fauche, j’contourne les MCs à la craie blanche), c’était très efficace. 

Disiz en Samouraï 

Toujours très impliqué dans le choix de ses visuels, Disiz cherche à donner un sens fort à ses clips. C’est par exemple le cas pour Extra-Lucide, où on le retrouve en armure de samouraï face à une véritable petite armée. Le clip se termine sur un joli plan-séquence après la bataille, un moment raconté par Disiz lui-même sur son blog : “On a tourné le clip en une journée et improvisé le plan séquence de fin car le soleil se couchait. C'est la seule prise que nous avons eu. Elle n'est pas parfaite, et c'est ça qui selon moi la rend belle, car elle est vraie.

Nessbeal en Joker

En décalage assez net avec le reste des morceaux qui composent la discographie de Nessbeal, Amnezia reste cependant l’un des titres marquants de sa carrière. Avec sa thématique légère et son clip qui met en avant de la salade et surtout beaucoup de fumée, il s’agit d’une petite récréation pour Nessbeal, qui en profite pour se faire plaisir dans le clip avec un maquillage de Joker aussi flippant que celui d’Heath Ledger. 

Akhenaton en hippie, Shurik’n en chevalier moyenâgeux

Si le groupe a toujours assumé le clip volontairement farfelu de Coupe le cake, il reste considéré par une partie du public comme l’un des rares accidents de parcours d’IAM. Loin, très loin des images de Petit Frère ou Nés sous la même étoile, on retrouve pourtant l’esprit décalé d’autres clips du groupe, à mi-chemin entre l’humour de Je danse le Mia et les références cinématographiques de La Saga. C’est surtout l’occasion de voir Shurik’n ou Khéops dans des tenues complètement improbables, un peu comme des fenêtres ouvertes sur des réalités alternatives où Akhenaton, à défaut d’être un précurseur du mouvement hip-hop en France, aurait été l’un des représentants de la vague hippie sur les plages californiennes. 

Don Choa en tueur en série 

On reste du côté des rappeurs marseillais en décalage complet avec leur image : membre de la Fonky Family, un groupe très terre-à-terre, Don Choa se lâche complètement sur Dr Hannibal, l’un des singles de son premier album solo, Vapeurs Toxiques. Pour promotionner ce morceau étonnamment efficace auprès du grand public, il s’affiche dans le clip avec une perruque et une chemise bariolée qui l’éloignent autant des clichés des films d’horreurs dont traite la chanson que de son look habituellement très classique. Petite difficulté supplémentaire, pour le plaisir : les images du clip sont en reverse, et pourtant les mouvements des lèvres du rappeur correspondent autant que possible au texte. On n’a pas eu de making-of, mais ça suppose qu’il s’est amusé à rapper son texte à l’envers pendant le tournage.