MENU
Accueil
Victime de cyber-harcèlement, je fais quoi ?
Écouter le direct
22% des jeunes harcelés n’en parlent à personne ©Getty

Victime de cyber-harcèlement, je fais quoi ?

Quand on est victime de cyber-harcèlement, ce n’est pas forcément évident de savoir comment (bien) réagir. Pas de panique. Mouv’ t’indique la marche à suivre.

Je n’ai pas honte et j’en parle.

Quand on est victime de cyber-harcèlement, il peut être difficile d’en parler. Pourtant, rien ne justifie ou ne mérite d’être harcelé en ligne ! Il ne faut pas se laisser culpabiliser, se dire que c’est de sa faute. Et il ne faut pas non plus minimiser les faits : ce n’est pas parce que c’est en ligne que ce n’est pas grave ! 22% des jeunes harcelés n’en parlent à personne. C’est pourtant tout à fait indispensable. Si tu es victime de cyber-harcèlement, trouve une personne de confiance à qui en parler. Ca peut être tes parents, mais aussi un pote, un collègue, un prof… Si vraiment tu ne te sens pas bien, n’hésite pas à consulter un médecin.

  • L’association e-enfance a mis en place une ligne d’écoute gratuite : 0800 200 000. Au bout du fil, des personnes spécialement formées pourront t’aider, te conseiller.

Je n’encourage pas le(s) harceleur(s).

Même si la tentation peut être grande de riposter, de répondre aux messages insultants, dégradants, cette solution est très rarement efficace. Au contraire même, généralement, cela ne fait qu’empirer la situation. Le harceleur n’attend que ça, te voir réagir ! Si les publications en cause sont publiques, cela ne fera que leur donner plus de visibilité, avec le risque d’attirer d’autres personnes potentiellement malveillantes. Un conseil : préfère te cacher des personnes indésirables ! Deux options, selon tes envies et les plateformes : bloquer ou « muter » (= masquer) le harceleur. Bloqué, il ne pourra plus avoir accès à ton compte et tu ne verras plus ses contenus. L’option « mute » est plus discrète. Elle permet simplement de ne plus voir les contenus d’une personne (qui ne saura pas qu’elle est « mutée » !) et donc de gagner en tranquillité. 

  • Pourquoi attendre d’être victime de cyberharcèlement pour se protéger ? Comment faire ? On t’explique tout. 

Je rassemble des preuves et signale le problème.

Sous le coup de la colère ou de la peine, il peut être tentant d’effacer tous les messages haineux reçus par mail ou en MP. Surtout pas ! Pense à faire des captures d’écran. Si relire ces insultes, menaces ou intimidations est trop difficile, tu peux demander à un ami de le faire pour toi. Ensuite, signale les contenus et/ou les profils malveillants aux plateformes, de façon à faire retirer les publications et/ou supprimer un compte d’utilisateur qui te harcèle. 

  • Tous ces conseils sont valables si tu es témoin d’une affaire de cyber-harcèlement ! La plupart des grandes plateformes permettent de signaler des contenus problématiques en tant que tiers. 

Je porte plainte ou pas.

Si le cyberharcèlement est aujourd’hui reconnu comme un délit (lien papier 1), la procédure peut être longue. Mais porter plainte (et faire condamner des cyberharceleurs !) contribue à faire diminuer l’impunité. C’est important. Et quoi qu’on te dise au commissariat, souviens-toi : les officiers n’ont pas le droit de refuser de prendre ta plainte.

Bon à savoir : les frais de justice peuvent être pris en charge par certaines assurances. Les personnes à faibles revenus peuvent, elles, demander à bénéficier de l’aide juridictionnelle. 

Mouv’ s’engage contre le cyber-harcèlement. Journée spéciale à la radio jeudi 31 janvier. Tu as toi-même été victime de cyber-harcèlement ? Ou l’un de tes proches ? Tu as des conseils à donner à ceux qui se trouvent dans cette situation ? Partage, avec le hashtag #mouvsengage !

Sonia Dechamps