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Elections municipales : Samia débute dans le journalisme dans sa ville de Garges-lès-Gonesse
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Samia est passée chez Mouv' pour découvrir l'univers radio.
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Elections municipales : Samia débute dans le journalisme dans sa ville de Garges-lès-Gonesse

Mouv' est partenaire du média StreetPress qui offre la possibilité à cinq jeunes de couvrir les élections municipales de leur ville. Une expérience de terrain pour les familiariser avec le métier de journaliste. Rencontre avec Samia, 18 ans, qui est en immersion à Garges-lès-Gonesses (95).

Pour couvrir les élections municipales, qui se tiendront les 15 et 22 mars prochains, StreetPress, en partenariat avec Mouv’ a lancé début janvier un appel à candidatures ouvert aux jeunes (aspirants journalistes ou pas) qui ont grandi, vivent, s’impliquent ou travaillent dans des villes, quartiers ou villages d’Ile-de-France. Cinq jeunes ont été choisis pour être formés et encadrés par la rédaction de StreetPress. Parmi eux, Samia, 18 ans, de Garges-lès-Gonesse dans le Val-d’Oise.

Le journalisme, une évidence

En juin dernier, Samia obtient son bac L et décide de s’orienter vers un BTS communication. Un semestre lui suffit pour se rendre compte que ce n’est pas fait pour elle. Depuis toute petite, Samia est attirée par le monde des médias, elle rêvait même d’être "animatrice télé", confie-t-elle à Mouv’. Au même moment StreetPress décide de lancer son appel à candidatures. "Je me suis dit que c’était pour moi" avance fièrement l’étudiante. Dès sa première conférence de presse avec les journalistes de Streetpress, Samia sait qu’elle veut profiter de cette exposition pour revaloriser l’image de sa ville. 

"Quand on parle de Garges, c’est souvent pour "terminer" cette ville. On parle toujours des mêmes choses : bagarres, trafic, rixes, etc…  Alors, j’ai voulu lutter contre ces clichés en montrant l’ambition des jeunes de Garges."

Le premier d'entre eux s’appelle Samir, plus connu sous le pseudonyme de "Mirux", un producteur et réalisateur de séries sur Youtube 100% gargeoises, des décors jusqu’aux acteurs. "Certains épisodes atteignent le million de vues donc c'est pas mal pour un début et une production autofinancée" explique Samia, qui n'a pas choisi la facilité en réalisant un portrait pour son premier article, "un exercice difficile".

Ne pas avoir peur du terrain... et des codes du journalisme

"C’est la première fois que j’écris, je ne connaissais pas trop ce milieu. Sur ma première version, j’avais surtout un problème de construction. Vu que j’avais interviewé plusieurs personnes, je voulais tout mettre, mais ce n’est pas forcément bon". Heureusement, la jeune femme est coachée tout au long du processus d’écriture. Sur le terrain, par contre, c’est seule que Samia découvre les rudiments du métier.

"Faut sauter, sourit la jeune journaliste. J’ai vraiment aimé aller à la rencontre des personnes, recevoir leurs avis. Je suis assez curieuse dans la vie. J’ai l’avantage de connaitre la ville, de connaitre de près ou de loin les personnes que j’interview, donc je n’ai pas eu trop de mal. Je me suis senti à l’aise", confit Samia.

Plus qu’une simple formation professionnelle, le dispositif de StreetPress incite les cinq jeunes apprentis journalistes à développer leur fibre citoyenne. 

Journaliste et Citoyenne

A 18 ans, Samia s’apprête à connaitre ses premières élections. Sans cet engagement, la jeune femme serait sûrement venue gonfler les rangs des abstentionnistes, plus de 47% au dernier scrutin municipal de 2014. "Streetpress m’a permis de m’intéresser aux municipales, de me renseigner, d’en apprendre un peu plus sur ma ville. Je me sens concerné. On est tous concerné, reprend Samia. En ce moment je booste tout le monde à aller s’inscrire sur les listes pour recevoir sa carte électorale. Si on veut que les choses bougent, il faut se donner les moyens", lance la jeune Gargeoise, déterminée.