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Youth For Climate : la jeunesse dans la rue pour le climat mais avec une nouvelle stratégie
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Des activistes de Youth For Climate à Paris
Des activistes de Youth For Climate à Paris ©AFP

Youth For Climate : la jeunesse dans la rue pour le climat mais avec une nouvelle stratégie

Après plusieurs mois d’absence, le mouvement né en 2018 reprend du service en radicalisant ses actions pour être mieux entendu.

Sous l’influence de la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg, les mobilisations étudiantes pour le climat consistaient à ne pas aller en cours le vendredi et à manifester pour le climat. La France n’a pas échappé à ce mouvement mondial mais “Youth For Climate” (littéralement “Jeunesse pour le climat”) avait dû mettre ses activités en sommeil à cause de la pandémie de Covid-19.

Mais si, à l’origine, les manifestations pacifiques tous les vendredis étaient la règle, les militants étudiants misent désormais sur des actions plus radicales et offensives, à l’image d’Extinction Rebellion, un mouvement social écologiste international qui revendique l'usage de la désobéissance civile non violente.

Les premières mobilisations répondant à cette nouvelle stratégie ont lieu ces vendredi 25 et samedi 26 septembre sous forme d’actions locales afin de respecter les mesures sanitaires. “Youth For Climate” veut notamment davantage cibler les entreprises que les gouvernants en axant le combat sur les "grands projets inutiles et imposés." 

Interrogée par Mouv’, Alice, l’une des porte-paroles du mouvement, a expliqué pourquoi ils ont décidé de changer de mode d’actions : "Ça fait des années qu’on marche, qu’on demande des choses et qu’il ne se passe rien. On considère qu’on doit reprendre les choses en main et qu’on doit faire les choses nous-mêmes, sans attendre que les dirigeants nous donnent l’aval et décident de nous accorder des petites miettes."

En février dernier, Youth For Climate avait anticipé ce changement stratégique en envahissant et dégradant le siège parisien de BlackRock, un gestionnaire d’actifs qui investit des milliards de dollars dans les énergies fossiles. L'action avait conduit à 17 interpellations. 

En plus de mettre en place des actions de désobéissance civile, le mouvement a décidé de soutenir des causes liées à la leur. Certains militants ont ainsi défilé avec les Gilets jaunes le 12 septembre dernier, d’autres ont vandalisé les sièges de Domino’s Pizza en juillet dernier et d’autres encore ont étiquetés les vêtements supposément fabriqués par des Ouïghours en Chine.