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Violences policières : Rachida Dati, les larmes aux yeux, sur le plateau de "Clique"
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Rachida Dati était l'invitée de Mouloud Achour, dans l'émission "Clique" le 9 juin 2020 (DR)
Rachida Dati était l'invitée de Mouloud Achour, dans l'émission "Clique" le 9 juin 2020 (DR)

Violences policières : Rachida Dati, les larmes aux yeux, sur le plateau de "Clique"

Rachida Dati est candidate à la mairie de Paris, elle était l'invitée de Mouloud Achour qui présente "Clique", diffusé sur Canal +. La candidate s'est montrée très émue par un reportage sur Zyed et Bouna, morts en 2005 à Clichy-sous-Bois.

Rachida Dati est une figure de la politique française, magistrate, ancienne conseillère de Nicolas Sarkozy, elle a été ministre de la Justice, députée européenne de 2009 à 2019 et depuis 2008, maire du 7e arrondissement de Paris. 

Son nouvel objectif est la mairie de Paris, elle se présente sous l'étiquette Les Républicains. Voilà pour les présentations, souvent décrite comme une personne froide et dure, Rachida s'est montrée sous un nouveau jour sur le plateau de "Clique".

À la suite de la diffusion du témoignage du frère de Bouna Traoré, le jeune homme tué avec son ami, Zyed Benna en 2005, la femme politique s'est montrée très émue. Les deux jeunes sont morts électrocutés à Clichy-Sous-Bois alors qu'ils tentaient d'échapper un contrôle de police, ce qui a déclenché d'importantes émeutes en banlieue pendant trois semaines. À l'époque, Rachida faisait partie du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors, ministre de l'Intérieur :

La tension est palpable, Rachida Dati a les larmes aux yeux : "On a reçu les familles, quand j'ai vu les parents, j'ai vu les miens. (...) C'est moi qui ai souhaité qu'il y ait une ouverture d'informations parce que je voulais que les parents aient des explications."

Le journaliste lui fait remarquer son émotion, elle se justifie : "On est dans une société où quand l'émotion déborde... j'ai vécu tellement de choses. on dit que vous vous victimisez. Je ne suis pas une victime."

Rachida Dati poursuit : "Quand j'ai vu George Floyd sous le genou de ce policier, je n'ai pas pu finir la vidéo. Parce que j'en ai vu des jeunes (elle souffle) qui étaient interpellés et qui ne revenaient pas."

Elle se remémore ses débuts en tant que magistrate, les fréquents coups de téléphone de sa mère pour qu'elle puisse venir en aide à des proches : "J'avais commencé à travailler à Paris et maman m'appelait, elle me disait, il y a une telle et son fils qui a été embarqué, on n'a pas de nouvelles, viens. Je prenais le TGV je descendais à Châlons, je rédigeais des lettres et des lettres et des lettres."

Sa mère lui disait : "Rachida si tu as réussi, c'est aussi pour nous, c'est aussi pour les autres, une réussite pour une réussite, pour nous, ça n'a pas de sens. Moi, je n'ai pas réussi pour gagner de l'argent, j'ai réussi pour pas que ça se reproduise à l'infini."

De la part d'un politique, cette attitude est plutôt rare.