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Une femme violemment frappée au visage par son harceleur à Paris
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Une femme violemment frappée au visage par son harceleur à Paris
Une femme violemment frappée au visage par son harceleur à Paris ©Radio France

Une femme violemment frappée au visage par son harceleur à Paris

Dès cet automne, le harcèlement de rue sera puni d'une amende.

C’était le 24 juillet dernier . Marie Laguerre, 22 ans, rentre chez elle dans le 19ème arrondissement de Paris, quand elle est soudainement prise à partie par un homme qui la harcèle. C’en est trop pour la jeune femme qui lance un « ta gueule » à son agresseur , tout en continuant son chemin. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Enervé, l’homme revient  à la charge une première fois, s'armant notamment d'un cendrier pour atteindre la jeune femme au loin. Sa cible manquée, il fait alors demi-tour, revient vers la victime, et la frappe cette fois-ci violemment  au visage, comme on peut le voir sur ces images de vidéosurveillance.

  

Des images désormais devenues virales depuis que Marie L les a posté sur son profil Facebook, au lendemain des faits. Dans son post, elle écrit  entre autres, « le harcèlement c'est au quotidien. Ces hommes qui se croient tout permis dans la rue, qui se permettent de nous humilier et qui ne supportent pas qu'on s'en offusque, c'est inadmissible. Il est temps que ce genre de comportement cesse.»

Le harcèlement de rue bientôt répréhensible

Alors que le projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes doit être voté incessamment sous peu, cette nouvelle agression relance le débat autour du harcèlement de rue. Interrogée par Le Parisien, Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, déclare, « l’enjeu est grave : c’est celui de la liberté des femmes de circuler librement dans l’espace public.» Elle a par ailleurs annoncé que les premières amendes  pour harcèlement tomberaient dès cet automne , allant de 90 à 750 euros.  Et d'ajouter, « il s’agit de poser un interdit social clair et de l’accompagner de pédagogie. À la rentrée, nous déploierons ainsi une campagne massive - 4 millions d’euros - contre le harcèlement.  »

__ Marlène Schiappa espère ainsi, « qu’on n’entende plus que le harcèlement de rue, c'est "comme ça", c'est "pas grave", c'est la fatalité... »

Crédit photo : Marie Laguerre / capture d'écran