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Une étude montre l'efficacité d’un traitement préventif contre le VIH
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Une étude montre l’efficacité d’un traitement préventif contre le VIH
Une étude montre l’efficacité d’un traitement préventif contre le VIH ©Radio France

Une étude montre l'efficacité d’un traitement préventif contre le VIH

Et les résultats sont pour le moins encourageant !

Fini les contaminations par le virus du Sida ? C’est en tout cas ce que permettrait la PrEP . Derrière ce nom scientifique, se cache la «prophylaxie pré-exposition » qui consiste à prendre un médicament du nom de Truvada . Comment ça se passe ? La PrEP est un traitement préventif  à prendre avant des rapports sexuels considérés à risque, afin d’éviter toute infection par le VIH. Et après analyse, celui-ci s'est avéré efficace à 100%.

L’étude qui le prouve a été dévoilée hier (24 juillet), en pleine Conférence internationale sur le Sida, à Amsterdam. L’agence nationale de recherche sur le sida (ANRS ) et l’assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP ) ont suivi 1435 volontaire s à Paris, tous des hommes bi ou homosexuels, « recrutés entre le 3 mai 2017 et le 1er mai 2018.»  La période de test terminée, aucun cas d'infection n'est à déplorer , suite à la prise du Truvada (pris au choix tous les jours, ou juste avant un rapport non protégé), le traitement préventif anti-VIH. « À ce jour, il n’a été observé aucun cas d’infection par le VIH » , ont notamment écrit l'ANRS et l'AP-HP.

Par ailleurs, toujours selon l'étude, il n'y a eu « aucun arrêt [de l'étude test] pour des raisons liées à des effets indésirables du traitement.» Autrement dit, le médicament n'a aucun effet secondaire significatif .

Dans une prochaine étape, les chercheurs espèrent maintenant « recruter également des volontaires issus d’autres populations comme les personnes transgenres et les hommes et femmes hétérosexuels à haut risque d’infection par le VIH » , a expliqué le professeur Jean-Michel Molina de l'hôpital Saint-Louis, à Paris. En effet, les tests étant à mener jusqu'en 2020, il y a nécessité d'élargir et de diversifier le profil des volontaires .

Sur France Inter  hier, Jean-Michel Molina a également précisé, « la PrEP n'est pas pour tout le monde, mais tout le monde doit être informé ». Et d'ajouter, « l'important est de casser cette épidémie , en France, qui n'est pas jugulée puisqu'on a chaque année 6 000 nouvelles contaminations.» En ce sens, les premiers résultats de l'étude sont encourageants. Pour rappel, l'utilisation de ce traitement est même recommandée par l'organisation mondiale de la santé (OMS).

Crédit photo : Denis Charlet / AFP