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Un prof de droit fait un rapprochement choquant entre homosexualité et zoophilie
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Image d'illustration d'un amphithéâtre - (photo : skynesher)
Image d'illustration d'un amphithéâtre - (photo : skynesher) ©Getty

Un prof de droit fait un rapprochement choquant entre homosexualité et zoophilie

Lors d’un cours magistral dispensé à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, un professeur de droit a tenu des propos douteux sur la transsexualité et le mariage pour tous.

Mardi 29 septembre, des étudiants ont filmé leur professeur de l’université Paris 1 alors qu’il évoquait le mariage pour tous, l’homosexualité et la transidentité. Sur la vidéo, le professeur tient des propos qui ont choqué ses étudiants et les internautes. 

L’enseignant, connu pour ses prises de position dans des tribunes du magazine très sulfureux Valeurs Actuelles, a commencé par relater une affaire impliquant une femme transgenre :

C’est un homme qui a engrossé sa femme, qui a changé de sexe et qui a ensuite voulu se faire reconnaître comme la mère de l’enfant. [] C’est une affaire qui m’a laissé perplexe [] car quand les portes sont ouvertes il n’y a plus de limites.

Le professeur effectue ensuite une parallèle, qui a énormément choquée sur les réseaux sociaux, entre le mariage pour tous et la zoophilie. Des propos qui, en plus d'être très ambigus, manquaient de cohérence car il a inclus les habitants des pays nordiques dans son exemple :

Demain ou après-demain, il va y avoir quelqu’un qui devrait venir des pays nordiques, car ce sont les descendants des vikings qui étaient des sauvages absolus, [] et qui va aller devant un tribunal en disant  "je suis discriminé, j’ai une jument je l’adore, je ne peux pas me marier donc je suis discriminé."

Des condamnations de la part des associations étudiantes 

L’intégralité de ces propos a été condamnée par l’université, ainsi que par des syndicats étudiants et des associations de défense des droits LGBTQ+ telles que Queer Sorbonne : "Nous demandons la destitution immédiate."

Anne-Marie Leroyer, la référente égalité femmes-hommes, harcèlement et non-discrimination de l’université, a été saisie de cet incident.

Que dit la loi ?

En France, les enseignants-chercheurs bénéficient d’une "pleine indépendance et d'une entière liberté d'expression dans l'exercice de leurs fonctions d'enseignement" selon la loi Savary. De plus, ils sont considérés comme fonctionnaires d’Etat et jouissent donc de la liberté d’opinion (art. 6 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983).

Cela dit, en 1997, un enseignant-chercheur accusé par des élèves d’avoir tenu des propos révisionnistes sur la Solution finale avait été suspendu de ses fonctions. Cependant, il avait conservé son enseignement d’histoire.