MENU
Accueil
Un policier accusé d'avoir blessé une collègue avec une clé d'étranglement
Écouter le direct
Agent de la Police aux frontières à l'aéroport d'Orly - Juillet 2018 (Photo : Eric Piermont)
Agent de la Police aux frontières à l'aéroport d'Orly - Juillet 2018 (Photo : Eric Piermont) ©AFP

Un policier accusé d'avoir blessé une collègue avec une clé d'étranglement

L'incident ce serait produit dans un TER direction de Gare de Lyon ce vendredi 19 juin. La policière attaquée a porté plainte, une enquête a été ouverte.

Vendredi 19 juin, trois unités de police rentraient de mission et étaient dans un TER pour retourner à Paris. Il s'agit d'une unité nationale d’escorte, de soutien et d’intervention (Unesi), une de police aux frontières (PAF), et une brigade de la gare du Nord. 4 agents étaient isolés à l'avant du train, deux de l'Unesi et deux de la PAF. Alors qu'ils discutaient de la clé d'étranglement, la technique d'interpellation qui suscite tant de débats en France en ce moment, un agent de la police aux frontières d'Orly a demandé à sa collègue de l'Unesi s'il pouvait s'entraîner sur elle parce qu'il ne l'avait fait que "une seule fois à l’école de police". La policière accepte, sans se douter qu'il y mettrait autant de force et de violence.

Selon l'information révélée par Le Parisien, l'homme l'aurait alors immobilisée au sol, avec un genou sur son dos et en lui serrant le cou. Elle a essayé de se débattre et de montrer au policier la maîtrisant qu'il lui faisait mal, mais il a maintenu sa position. "Je ne pouvais plus ni respirer ni parler. Je l'entendais me chuchoter des mots dans l'oreille, mais je ne comprenais pas ce qu'il me disait car je me sentais partir" a expliqué l'agente de l'Unesi auprès de sa hiérarchie. Les deux autres policiers présents ont compris la violence de son geste et sont venus secourir leur collègue en immobilisant l'agent de la PAF. Les équipes ont par la suite été séparées, avant d'arriver à la gare de Lyon.

La policière est allée faire constater ses blessures, se situant notamment au dos, aux cervicales et au cou. Elle a alors porté plainte. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny. C'est l'IGPN qui en est en charge.