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Plus de 400 lycées perturbés pour le "mardi noir" de mobilisation
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Manifestation de lycéens à Marseille
Manifestation de lycéens à Marseille ©Radio France

Plus de 400 lycées perturbés pour le "mardi noir" de mobilisation

Après une première semaine de blocages dans plusieurs centaines d'établissements en France, l'UNL-SD (syndicat lycéen) ont appelé à une grosse mobilisation le mardi 11 novembre pour dénoncer plusieurs mesures gouvernementales. Mouv' te fait revivre cette journée.

Des rassemblements ont eu lieu dans toute la France. 450 lycées ont été perturbés ce mardi 11 décembre. Les cortèges comptaient plusieurs centaines de jeunes : plus d’un millier dans la capitale, à Rennes, 600 à Nancy et Angoulême, 300 à Auxerre, Dijon, Lyon, Nîmes, Montpellier, Mérignac etc, selon les chiffres de la police. Peu d'incidents ont été signalés si ce n’est un échange de projectiles et lacrymogènes entre manifestants et force de l’ordre à Nantes ou Boulogne (en région parisienne). Une dizaine d’interpellations ont été effectuées au Havre et à Rouen pour jets de projectiles et incendies volontaires.

Une image à retenir de cette journée de mobilisation ce sont ces lycéens, partout en France, agenouillés mains sur la tête, en soutien à leurs camarades arrêtés à Mantes-la-Jolie.

Entre 14 h et 17 h : 

450 lycées sont perturbés ce mardi après-midi en France, selon les derniers chiffres du ministère de l'Education nationale, dont 60 sont totalement bloqués. Globalement, le ministère signale moins de violences et de casses que lors de la journée d'hier lundi.

Zoé, étudiante en histoire de l'art à la fac de Paris 1 - Sorbonne

Entre 12 h et 14 h :

Ce matin, une cinquantaine de lycéens se sont agenouillés, mains sur la tête, devant le rectorat de l'académie de Reims. Un symbole fort, en soutien aux 151 lycéens de Mantes-la-Jolie, interpellés le jeudi 6 décembre et dont les images de l'arrestation ont suscité une indignation forte (France Grand Est)

Un manifestant du lycée Jacques Brel à Vénissieux dans la Métropole de Lyon porte plainte contre la police pour une blessure grave à l'oeil au cours d'une manifestation. Une enquête a été ouverte (France 3 Rhône-Alpes)

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a déploré mardi matin "une manipulation" menée par "l'ultragauche" et "certains députés de La France insoumise". Sur Sud Radio, elle a estimé que ce mouvement touchait toutefois "un nombre restreint de lycées, 400 au plus fort sur plus de 2.000" (France 3 Ile de France).

Quelque 170 lycées sont perturbés mardi matin, dont une soixantaine bloqués. En détails en Île de France : 20 lycées dont 2 bloqués dans l'académie de Paris sur 103 établissements. 40 lycées perturbés dont 15 bloqués dans l'académie de Versailles sur 200 établissements. 20 lycées perturbés dont 17 barrages filtrants dans l'académie de Créteil.

Entre 10 h et 12 h : 

Près de 1500 lycéens ont manifesté. Partis des Réformes, le cortège s'est dirigé vers le vieux port. Il a emprunté la rue de la République avant s'arrêter sous l'Arc de triomphe à la Porte d'Aix. Une manifestation qui s'est déroulée dans le calme. Vendredi les enseignants pourraient entrer dans la danse. Une nouvelle manifestation est prévue a Marseille (France 3 PACA).

Les lycéens de Clermont-Ferrand présents place Delille évoquent des pressions de la part des chefs d'établissement clermontois. Ces derniers auraient envisagé des sanctions contre eux, ce qui aurait dissuadé les élèves de se joindre au mouvement (France 3 Auvergne).

Vers 10 h 30, environ 400 lycéens étaient rassemblés ce mardi place de la Révolution à Besançon (France 3 Bourgogne Franche-comté).

Au lycée Joffre à Montpellier, le geste a suivi la parole. Les élèves ont écrit en grand sur une pancarte : "une classe à genoux, Montpellier debout", pour montrer leur soutien aux étudiants de Mantes-la-Jolie (France 3 Occitanie).

Devant le lycée Mandela sur l'île de Nantes, des poubelles ont été incendiées. Les forces de l'ordre sont postées devant l'entrée principale. Les lycéens peuvent cependant accéder au lycée par l'entrée du self. Au lycée Les Bourdonnières au sud de Nantes, près de 300 lycéens sont maintenus à distance par les forces de l'ordre (France 3 pays de la Loire)

Entre 8 h et 10 h :

Comme hier lundi, c'est au lycée public des Bourdonnières au sud de Nantes que la mobilisation est la plus suivie. Des lycéens ont allumé un feu devant l'établissement, des "barricades" ont été installées avec des palettes, des caddies et autres objets (France Bleu Loire Océan).

Les lycéens, soutenus par les professeurs du lycée Raoul Dautry à Limoges , manifestent ce mardi 11 décembre à Limoges. La mobilisation n’est pas aussi forte que les premières journées (France 3 Nouvelle Aquitaine)

La situation à Rennes, Reims, Nantes ou  Montpellier : France info fait le point région par région.

Des "gilets jaunes" ont rejoint les lycéens de la Hotoie à Amiens, a indiqué France Bleu Picardie. Ces derniers ont été bloqués par des CRS alors qu'ils voulaient rejoindre les lycéens de Luzarches, en centre-ville. Ils ont tous été évacués par la police, avant de pouvoir réinstaller leurs barrières.

Au lycée Jacques Prévert à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), la situation est aussi tendue. Des feux de poubelles ont été allumés et ont entraîné l'intervention des pompiers a appris une journaliste de franceinfo. Une vingtaine de CRS a été déployée afin de sécuriser l'arrivée en classe des élèves de la maternelle qui se situe en face du lycée.

Elie, élève de première au lycée Jean-Jaurès à Montreuil

A 10 h ce mardi, 170 lycées sont perturbés dont une soixantaine bloqués, selon un premier comptage national du ministère de l'Education nationale. Hier, le mouvement avait pris de l'ampleur au cours de la journée, avec 450 établissements perturbés, selon un décompte officiel en fin de journée.

Les lycéens manifestent une nouvelle fois mardi matin à Strasbourg. La circulation des trams est interrompue à plusieurs endroits sur les lignes A, B, D, et E près des établissements Couffignal, Emile-Mathis et Marcel-Rudloff (France Bleu Alsace)

Au ministère, on explique que la fermeture d'établissement doit rester très exceptionnelle et que la priorité, c'est la continuité du service public et de l'éducation. Mais sur le terrain, certains n'ont pas d'autres choix : "C'est nous qui sommes sur le terrain, c'est à nous de voir les choses", explique Cyril Le Normand, proviseur du lycée Saint-Exupéry à Marseille et secrétaire académique du syndicat des chefs d'établissement SNPDEN (France info).

Avant 8 h : 

Lundi 10 décembre, la mobilisation était en forte baisse par rapport à la semaine passée avec 450 lycées perturbés (dont 50 totalement bloqués) : elle était deux fois plus importante la semaine passée. Parmi les principales revendications  : la suppression de la réforme du bac ainsi que celle du système d'accès à l'enseignement supérieur (Parcoursup).