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Un étudiant veut esquiver ses parents : il est condamné pour une fausse alerte à la bombe
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Un avion Easy Jet en plein vol.
Un avion Easy Jet en plein vol. ©Getty

Un étudiant veut esquiver ses parents : il est condamné pour une fausse alerte à la bombe

A l'aide d'un déformateur de voix, les menaces du jeune homme ont été prises très au sérieux par l'aéroport. Il a été condamné à 9 mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve avec obligation de soins.

La mauvaise blague a eu de nombreuses conséquences. Non seulement l'avion de la compagnie EasyJet a été contraint de faire demi-tour quelques temps après avoir décollé de Lyon (à destination de Rennes) mais de nombreux autres appareils ont été immobilisés au sol pour procéder à des vérifications en parallèle. L'étudiant a créé ce stratagème burlesque dans le seul but... de ne pas voir ses parents venir chez lui...

"Ecoutez-moi attentivement, l'avion EasyJet entre Lyon et Rennes ne décollera pas sinon il explosera en vol"

Ce jeune étudiant (23 ans) en école de commerce avait pris le soin d'appeler l'aéroport avec un déformateur de voix. C'est donc avec une voix féminine que ce faux lanceur d'alerte a créé la pagaille à l'aéroport de Lyon. En revanche, il a utilisé son téléphone personnel pour réaliser son plan... On ne vous pas de dessin : il a été identifié très rapidement par la police. Lors de l'audience, l'avocat a plaidé l'immaturité de l'étudiant et assurer que cette histoire "l'a fait grandir."

L'étudiant rennais voulait cacher à ses parents son problème avec le cannabis

Le prévenu s'est défendu arguant qu'il voulait cacher son addiction à ses parents. Une consommation régulière et intensive qui peut le pousser à se faire jusqu'à dix joints par jour. Il avait persuadé ses parents que tout ça était derrière lui, mensonge qu'ils auraient découvert en venant chez lui.

Au total ce sont 158 passagers qui ont été lésés et qui sont arrivés à destination avec plus de 7 heures de retard. 13 autres vols ont été retardés ou reportés. En plus de la condamnation initiale, le prévenu devra s'acquitter d'une amende de près de 4.000 euros pour les deux aéroports et EasyJet qui se sont constitués "partie civile" dans cette affaire. 

L'info Mouv' en + : une fausse alerte à la bombe avait été déclenchée en juillet 2017 dans un appareil de la Turkish Airlines alors que l'avion était déjà dans les airs. Un atterrissage en urgence avait été ordonné à Alger pour évacuer les passagers et procéder aux vérifications. Résultat, aucune trace de bombe et une escale forcée de 1h30...