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Tenue vestimentaire à l’école : un sondage provoque la colère sur Twitter
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Capture d'écran du sondage IFOP
Capture d'écran du sondage IFOP

Tenue vestimentaire à l’école : un sondage provoque la colère sur Twitter

Le dernier sondage IFOP qui consistait à savoir quelle tenue les Français jugeaient acceptable au lycée a fait réagir de nombreux féministes et personnalités politiques.

"Souhaitez-vous que les lycées publics autorisent ou interdisent aux filles le port des vêtements suivants dans l'enceinte de leur établissement ? " : c’est la question posée par l’institut de sondage IFOP auprès de 2000 Français. Un sondage publié par le journal Marianne après avoir été proposé à d’autres médias. 

Parmi les vêtements soumis à l’avis des sondés, c’est la tendance "no bra" qui a obtenu le plus de votes négatifs (66%). Cette tendance désigne le fait de ne pas porter de soutien-gorge, laissant parfois visibles les tétons. Un résultat qui a provoqué de vives réactions car le soutien-gorge est un sous-vêtement très controversé dans le milieu féministe : 

A propos d’autres accessoires qui devraient être interdits selon les personnes interrogées, le décolleté plongeant (62%) devance le crop top (55%) et la mini-jupe dont 49% des sondés souhaitent qu’elle soit prohibée au lycée.

La réalisation de ce sondage a soulevé de nombreuses réactions, à commencer par les politiques. Jean-Luc Mélenchon, le président du groupe La France Insoumise à l’Assemblée Nationale, dénonce un appui au puritanisme et Ségolène Royal, ancienne ministre socialiste, pointe du doigt le sexisme du sondage.   

Les féministes ont aussi rudement dénoncé l’initiative de l’IFOP. 

Enfin, de nombreux internautes ont réagi en commentaires sous le tweet de l’IFOP. Ce dernier a donc voulu apporter des éclairages afin de justifier l’existence même du sondage. Il s’est excusé du choix des pictogrammes qui véhiculeraient les clichés sexistes selon de nombreux commentaires et a ajouté que "l’objectif était de mesurer le soutien des Français à un mouvement social" afin d’éclairer le débat public.