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StreetPress : le média urbain est menacé de disparition
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Pour poursuivre son activité, Street Press a besoin de 40.000 euros avant la fin de l'année.
Pour poursuivre son activité, Street Press a besoin de 40.000 euros avant la fin de l'année.

StreetPress : le média urbain est menacé de disparition

10 ans et 2,5 millions de lecteurs et spectateurs plus tard, StreetPress compte sur la générosité collective pour continuer d’exister. Objectif : 40 000 euros avant le 15 novembre de cette année.

"SAUVEZ STREETPRESS !" C’est avec ce slogan que le site créé en 2009 par Jonathan Weisz-Myara et qui a connu quelques coups d’éclat en dévoilant notamment l’affaire des jets privés, ou encore les différents actes de violences policières, met en avant sa problématique actuelle : il faut 40 000 euros pour que le site ne soit pas obligé de fermer. Cette somme, comme le précise judicieusement le communiqué, ne servira "ni à nous offrir un sèche-cheveux plaqué ni une nouvelle moquette". Elle équivaut à ce qu’est obligé de payer StreetPress en frais d’avocats (environ 10 000 euros) après une « très grosse année en terme de procès et de coups de pressions judiciaires". Les 30 000 euros permettraient de "pérenniser pendant un an le poste de notre nouvelle vidéaste en charge de la production des documentaires longs formats". Contacté par Mouv’, Mathieu Molard, le rédacteur en chef du média, explique : "on est un média qui cherche à se développer davantage. On sent qu’on peut aller plus loin, on a toute une série de projets pour l’année prochaine avec encore plus de documentaires, des mini-docs, on veut être encore plus présent sur le terrain… On n’imagine pas un seul instant que ça s’arrête !"

StreetPress, un média street à part entière

"StreetPress est étroitement lié avec le terrain, le terme StreetPress veut vraiment établir et rappeler ce lien à la terre, au sol" poursuit Mathieu Molard. Le terrain, un terme vague qui représente autant Paris, que les banlieues, le reste de la France ou encore le net. Ainsi, de façon assez logique, on peut trouver depuis plus d’un an maintenant des interviews Rap sur la chaîne YouTube de StreetPress qui compte près de 130 000 abonnés. Interview Backstage, interview G.A.V, débats avec des artistes hip-hop… Kaaris, Cheu-B, Jok’Air, Gringe, PLK et plein d’autres se sont tous déjà confiés à StreetPress. "Le rap est notre bande son__. On a grandi avec le rap et on véhicule une culture sociopopulaire dans laquelle le rap a plus que jamais sa place » continue le rédacteur en chef, "on est un média aussi destiné aux jeunes générations où les journalistes qui y bossent font partie de la jeune génération et c’est très important que des gens qui connaissent le rap, le traitent sérieusement, parce que ce n’est pas fréquent..."

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