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Sport féminin : une journaliste victime de cyber-harcèlement sur Twitter
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Une journaliste victime de cyber-harcèlement sur Twitter
Une journaliste victime de cyber-harcèlement sur Twitter

Sport féminin : une journaliste victime de cyber-harcèlement sur Twitter

Nesrine Slaoui une journaliste parisienne de 25 ans a subi une vague de cyber-harcèlement sur les réseaux. Son tort ? Avoir simplement - études à l'appui - développé sur Twitter une démonstration sur le manque d'accès au sport pour les femmes.

Nesrine Slaoui a été - et est toujours - victime de cyber-harcèlement sur Twitter depuis une dizaine de jours. Le point de départ ? Un "thread" (une série de tweets) où elle réagissait à un article de presse qui relayait une étude sur le manque de pratique sportive des femmes. Très renseignée sur le sujet, la jeune journaliste a démonté, point par point, cette étude ce qui lui a valu un torrent de tweets sexistes et infamants.

Un déchaînement de haine. 

Nesrine se définit comme une sportive. C'est donc naturellement qu'elle a réagi à cette étude : "Je n'aime pas quand on dit aux femmes vous êtes des feignasses, les choses sont plus complexes que ça." Peu importe : les "trolls" se mettent à l'insulter et la spirale du harcèlement démarre. Toutes les insultes sexistes les plus dures arrivent en masse et s'accentuent lorsqu'elle évoque les terrains de foot massivement occupés par les hommes.

"J'ai découvert ce que c'était le harcèlement, ça ne s'est pas arrêté sur twitter, on m'a poursuivi sur Instagram et Facebook. C'est aussi violent que si on vous insultait dans la rue."     

Des soutiens de poids

La jeune femme a tout de même reçu des soutiens de jeunes filles qui se reconnaissaient dans ses propos mais également de la journaliste Rokhaya Diallo, la militante Caroline de Haas, Yasmine Ouirhrane désignée récemment "jeune européenne de l'année." Des femmes qui ont vécu le cyber-harcèlement et qui lui ont conseillé de faire des "screenshots." 

Nesrine Slaoui compte porter plainte. Pour cela, il faut que les tweets existent toujours : "C'est pour cela que je n'ai pas signalé à la plateforme Pharos de peur que les tweets ne soient supprimés." Malgré tout la jeune journaliste garde foi en ses convictions et dans le réseau social : "On continuera à faire des threads et le combat féministe continuera !" 

La coupe du monde féminine de foot ciblée par les trolls ?

Parmi les tweets d'insultes qu'elle a reçu, beaucoup se sont fixés sur le foot féminin, alors que la coupe du monde débute ce vendredi 7 juin en France : "J’ai simplement fait un thread sur le sport et les femmes et j'en ai pris plein la gueule. Je crains malheureusement que les joueuses se fassent insulter sur leur physique, leur niveau de jeu par rapport aux hommes, les injonctions à retourner à leur cuisine... j'espère qu'elles sont armées."