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Soudan : l'excision est désormais condamnée par la loi
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Deux femmes soudanaises marchent avec es aides humanitaires dans l'État du Nil Bleu au Soudan - Décembre 2019 (Photo : Mahmoud Hjaj / Anadolu Agency)
Deux femmes soudanaises marchent avec es aides humanitaires dans l'État du Nil Bleu au Soudan - Décembre 2019 (Photo : Mahmoud Hjaj / Anadolu Agency) ©AFP

Soudan : l'excision est désormais condamnée par la loi

La mutilation des organes génitaux féminins est désormais considérée comme un crime au Soudan, grâce à une loi votée ce 10 juillet.

Considérée comme un crime depuis début mai, l'excision a enfin été pénalisée au Soudan, plus d'un an après la chute de Omar Al-Bachir, Président autoritaire à la tête du pays pendant trente ans. Aujourd'hui, 9 Soudanaises sur 10 auraient subi une excision.

L'excision est une pratique qui est encore courante dans certains pays d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. S'il nous parait impensable de faire une telle chose aujourd'hui, ailleurs cela peut être plus commun et même considéré comme une norme sociale, voire un rite de passage quasi obligatoire. Ce n'en est pas moins une atteinte au droit des femmes qui peut avoir de graves conséquences sur la santé aussi bien physique que mentale.

Qu'est-ce que l'excision ?

Cela consiste à retirer une partie ou parfois la totalité des organes génitaux féminins extérieurs, notamment le clitoris et les petites lèvres. Cette opération entraîne une réduction du plaisir de la femme lors des rapports sexuels, garantissant ainsi, selon les cultures, un plus grand contrôle de l'homme sur la sexualité féminine. Dans certaines sociétés l'excision est estimée comme favorisant l'hygiène et la fécondité de la femme. Dans d'autres, elle est considérée comme rattachée à la religion, bien qu'aucun texte religieux ne la mentionne.

Mais cela est parfois presque, un confort social. En effet, dans certains État, une femme non excisée aura plus de mal à trouver un mari. 

La pénalisation de l'excision représente une avancée dans le droit des femmes. C'est donc une victoire pour les Soudanaises qui ont vu le Conseil souverain approuver cette pénalisation le 10 juillet. "La mutilation des organes génitaux de la femme est désormais considérée comme un crime" et "toute personne qui y a recours sera condamnée à une peine allant jusqu'à trois ans de prison__" est-il inscrit dans le texte.