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Sexe : une grande majorité des hommes sont touchés par l'éjaculation précoce
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Problèmes de couple entre deux partenaires sur le lit conjugal
Problèmes de couple entre deux partenaires sur le lit conjugal ©Getty

Sexe : une grande majorité des hommes sont touchés par l'éjaculation précoce

Selon une enquête récente de l'IFOP, 71% des hommes déclarent avoir éjaculé trop rapidement au cours des 12 derniers mois.

Éjaculateur précoce. Ce terme fait presque froid dans le dos tant il paraît clinique et irrémédiable. Charles.co, un support en ligne traitant de la santé et des problèmes sexuels masculins, a décidé de lever le voile autour de cette question qui déchaîne les passions, moqueries et interrogations. Littéralement, une éjaculation précoce signifie que celle-ci a eu lieu avant un temps normal ou habituel, cela revient donc à dire que c’est une éjaculation anormale ou inhabituelle. Et celle-ci concerne bien plus d’hommes qu’on ne pourrait l’imaginer ! 

Selon le rapport de l’IFOP (Institut Français d’Opinion Publique), sur 1 957 hommes, âgés de 18 à 69 ans, interrogés, pas moins de « 71% des hommes sexuellement actifs reconnaissent avoir éjaculé trop rapidement lors d’un coït au cours des douze derniers mois ». Plus compliqué, 31% des hommes interrogés admettent « avoir déjà éjaculé avant de pénétrer leur partenaire » et sont 59% à préciser qu’ils éjaculent au moment de la pénétration ou un petit laps de temps après. Ces données se conjuguent avec celle des hommes qui désirent avoir des relations sexuelles plus longues que la durée qu’ils sont capables d’atteindre au lit : 90% d’entre eux souhaiteraient « durer plus longtemps. » 

Parmi les hommes concernés par ces ennuis, seuls 13% d’entre eux en parlent avec un spécialiste médical (médecin généraliste, psy, sexologue, urologue), 36% parviennent à échanger sur le sujet avec leur partenaire sexuel, et les autres vivent seuls au royaume du tabou avec leurs problèmes anxiogènes. Et pour finir avec les nouvelles réjouissantes, 29% des femmes interrogées pour le bien de l’enquête admettent avoir déjà mis fin à une relation avec un homme qui souffrait d’éjaculation précoce. Les chiffres sont bruts et considérables mais, rassurons nos lecteurs qui pensent être concernés, il existe des solutions ! 

Un trouble surestimé mais pas incurable 

Dans l’enquête en ligne réalisée par l’IFOP, le moins que l’on puisse dire c’est que les chiffres sont considérables pour ne pas dire alarmants. Ce qui saute aux yeux, c’est le côté contenu, renfermé de ces problèmes qui ne sont que rarement dévoilés et qui peuvent mener à la dépression, alors qu’il est évident qu’un soutien, au moins moral, permettrait une évolution positive de cette difficulté. Le site Charles.co propose donc des solutions à ces nombreux hommes souffrants d’éjaculation précoce. 

La première se nomme la technique du « stop-start » qui, comme son nom l’indique, consiste à arrêter, puis reprendre les va-et-vient avec sa partenaire : « Lorsque vous vous sentez approcher de l’orgasme et de l’éjaculation, arrêtez la stimulation et faites une pause, puis répétez jusqu’à ce que vous vous sentiez plus confiant dans votre capacité à contrôler votre éjaculation ». Charles.co évoque également la stratégie dite « de pression », voilà en quoi elle consiste : « Pendant l’acte sexuel, alors que vous approchez de l’éjaculation, serrez la zone entre le corps et le gland du pénis pour prévenir l’éjaculation. Il est recommandé de presser le pénis pendant environ 30 secondes pour arrêter l’éjaculation précoce ». 

Mais avant tout, le site conseille aux hommes qui souffrent ou pensent souffrir d’éjaculation précoce d’en parler ! C’est un secret de polichinelle que de dire que le problème n’est autre que dans les pensées des hommes en questions. Tout se passe dans la tête peut-on dire. En parler à un spécialiste de la santé ou à un proche peut singulièrement « diminuer les niveaux d’anxiété et de nervosité liées au sexe (facteur pouvant contribuer à améliorer la performance sexuelle globale) ». Alors avant de vous alarmer davantage, le premier remède c'est peut-être de sortir tout ce que vous avez en vous, avec des mots.