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Protoxyde d'azote : de plus en plus de cas graves chez les jeunes liés à sa consommation
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Des cartouches de protoxyde d'azote et un ballon dans la rue - Londres (Photo : Mike Kemp)
Des cartouches de protoxyde d'azote et un ballon dans la rue - Londres (Photo : Mike Kemp) ©Getty

Protoxyde d'azote : de plus en plus de cas graves chez les jeunes liés à sa consommation

L'usage détourné du protoxyde d'azote tend à augmenter depuis quelques années en France chez les jeunes. Le déconfinement a également vu les cas de consommation de ce gaz augmenter, pouvant causer des dégâts notamment sur le cerveau.

Le protoxyde d'azote prend de plus en plus de terrain chez les jeunes et sa consommation a été multipliée notamment depuis le déconfinement. Cela s'apparente à une drogue dite "récréative", mais son usage n'en est pas moins dangereux.

Le protoxyde d'azote, c'est ce qui est aussi appelé "gaz hilarant" ou "proto". Il se conditionne généralement dans des cartouches ou des bonbonnes et il est facile de le trouver en commerce puisque originellement utilisés par exemple dans les pots de chantilly pour un effet de propulsion. Dans la majorité des cas, les consommateurs ou vendeurs remplissent des ballons de baudruche de ce gaz pour l'inhaler de façon plus facile et limiter les risques liés au froid généré par le gaz sorti directement de la cartouche. Les effets sont alors euphorisant, le gaz provoque généralement un fou rire pouvant provoquer même la chute.

Ce gaz est loin d'être inoffensif à la consommation. Il peut entraîner immédiatement "asphyxie par manque d'oxygène, perte de connaissance, brûlure par le froid du gaz expulsé, désorientation, vertiges, chutes" explique la mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (Mildeca). A plus long terme, le gaz peut avoir des effets neurologiques néfastes mais aussi au niveau de la moelle épinière et du cœur. 

Les consommateurs de "proto" sont généralement jeunes voire très jeunes. En effet, cela concerne surtout les collégiens, lycées et étudiants.

Ainsi, la Mildeca a lancé une campagne sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser les jeune aux risques liés à ce gaz. En France, plusieurs dizaines de cas graves à la suite de la consommation de protoxyde d'azote ont été recensés depuis deux ans.

Des villes ont alors décidé d'interdire la vente de protoxyde d'azote aux mineurs grâce à des arrêtés municipaux. C'est le cas à Villecresnes (94) par exemple, à Evreux (27) ou encore à Brunoy (91) comme le rapporte Le Parisien.