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Précarité : 33% des étudiantes ont besoin d'une aide financière pour acheter des protections hygiéniques
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Tampons et serviettes hygiéniques - Berlin 2020 (Annette Riedl)
Tampons et serviettes hygiéniques - Berlin 2020 (Annette Riedl) ©Getty

Précarité : 33% des étudiantes ont besoin d'une aide financière pour acheter des protections hygiéniques

Une récente étude montre que ce sont 33% des étudiants nécessitant des protections hygiéniques qui doivent avoir recours à une aide financière pour se les procurer.

Selon une étude de la Fage, une association étudiante, ce sont pas moins de 33% de la population étudiante nécessitant des protections hygiéniques qui ont recourt à une aide financière pour se les procurer. Selon un article du Monde, si les règles durent en moyenne 39 ans, le prix que les protections représentent varie selon les études. Un autre article de FranceInfo estime ce prix à 285€ par an, ce qui nous amènerait donc à plus de 11 000 euros en moyenne à l'échelle d'une vie. 

Des produits de première nécessité 

Ce prix est important, d'autant plus alors que la période de pandémie que nous traversons plonge de nombreuses personnes dans la précarité, et particulièrement des étudiants et étudiantes. "Il m'est arrivé de devoir choisir entre un tampon et un dîner. Dans ces cas-là on n'a pas trop de choix. On achète une serviette hygiénique", explique une étudiante à FranceInfo. Le terme de précarité menstruelle prend alors tout son sens.  Face à cet état de fait, des associations ont mis en place des distributions de kits d'hygiène comme l'Agence du Don en Nature (ADN). 

France Info alerte également sur un problème faisant partie intégrante de la précarité menstruelle. En effet, qui dit produits de première nécessité chers (et en l'occurence, les protections hygiéniques en sont), dit obligation de se rabattre sur les premiers prix. Le problème, c'est que les premiers prix peuvent être des marques communiquant encore moins sur les composants de leurs protections, or on rappelle que certains composants nocifs peuvent être à l'origine de chocs toxiques (c'est à dire qu'"un staphylocoque peut passer dans le sang, faire dysfonctionner les organes entraînant le coma, voire un décès" selon Bérénice Brazs, la vice présidente de l'Association nationale des Étudiants Sages- Femmes).

Une question demeure : alors que l'Ecosse est parvenue à rendre absolument gratuites les protections périodiques, qu'est-ce qui empêche la France d'en faire autant ? À noter tout de même que certaines avancées ont lieu dans ce domaine :