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Piratage : 1 milliard d'euros perdu pour l'audiovisuel et la culture
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Lettres et chiffres s’allument sur un écran exécutant l’outil d’un pirate informatique. 12 septembre 2019 -Sina Schuldt-
Lettres et chiffres s’allument sur un écran exécutant l’outil d’un pirate informatique. 12 septembre 2019 -Sina Schuldt- ©Getty

Piratage : 1 milliard d'euros perdu pour l'audiovisuel et la culture

Hadopi a dévoilé dans une étude publiée le 2 décembre, les chiffres du piratage et ses conséquences sur l’économie de la culture.

Selon une étude inédite dévoilée mercredi 2 décembre par la Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet), en 2019, 12 millions d’internautes ont consommé de manière illicite des contenus audiovisuels et sportifs. Cela équivaut à un manque à gagner estimé à 1,03 milliards d’euros. Soit 9 % du marché global. 

La Hadopi précise ensuite le constat : 310 millions d’euros de perte pour la vente physique et 260 millions d’euros pour la vente d’abonnement à la télévision payante. Pour les finances publiques, c’est une perte de 320 millions d’euros de recette fiscales. 

"Déjà très fragilisées par les effets de la crise sanitaire", comme l'a rappelé lors d'une visioconférence Denis Rapone, président de la Hadopi, les filières concernées subiraient en outre la destruction de 2650 emplois à cause du piratage. 

Pour la haute autorité, ce constat sonne comme un échec. Malgré les quelques 10 millions d’avertissements envoyés aux internautes pris la main dans le sac, cette dernière n'a donc pas été en mesure de contrer les nouveaux modes de piratage ou de consommation illégale de contenus. 

Mais afin de nuancer ce constat catastrophique, on note tout de même que 70% des internautes avertis ne recommencent pas. De plus, les "pirates" sont également de gros consommateurs de culture légale. Des études ont également montré qu’ils achetaient plus de contenus légaux que ceux qui ne pirataient pas. Pour finir, certaines pratiques de consommation telles que les abonnements aux plateformes de streaming et de vidéo à la demande (Spotify, Deezer, Netflix, Disney + etc…) tendent à éloigner les internautes du piratage.