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Pédé, gouine, sodomite... L'homophobie relevée en temps réel sur Twitter
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Le drapeau arc-en-ciel, symbole des militants LGBT. / CFJ20
Le drapeau arc-en-ciel, symbole des militants LGBT. / CFJ20 ©Radio France

Pédé, gouine, sodomite... L'homophobie relevée en temps réel sur Twitter

"Je ne suis pas une tapette", "C'est pas un truc de tarlouze"... Beaucoup de tweets empruntent des paroles homophobes. Le site web No Homophobes recense toutes ces insultes. Elles sont ensuite comptabilisées sur le site, avec en prime, une sélection des tweets concernés.

Il n'est pas encore midi, ce 18 mai, mais le site No Homophobes recense déjà 1 247 tweets à caractère pour homophobe pour la matinée. L'insulte "pédé" est de loin la plus répandue sur le réseau social, suivie par "tapette", "gouine" et "sodomite".

Le concept de ce recensement vient du Canada. L'idée a été reprise en France par les assos Mousse et ELCS (Elus Locaux Contre le Sida), qui luttent qui les discriminations liées à l'orientation sexuelle. Cette version française a été lancée lors de la Journée internationale contre l'homophobie, le 17 mai.

No Homophobes recense l'emploi de certains mots comme "pédé" et "gouine" / No Homophobes
No Homophobes recense l'emploi de certains mots comme "pédé" et "gouine" / No Homophobes ©Radio France

Twitter devant la justice

Récemment, Twitter - ainsi que Facebook et YouTube - ont été rappelés à l'ordre par les assos SOS Racisme et l'Union des Etudiants Juifs de France, qui les accusent de ne pas faire attention à leurs contenus. Elles ont d'ailleurs assigné ces trois géants d'Internet en référé pour non-respect de leurs obligations de modération légales. Selon eux, ils ne font pas assez attention aux posts des internautes.

Florilège des tweets épinglés sur le site / No Homophobes
Florilège des tweets épinglés sur le site / No Homophobes ©Radio France

Crédits Photos  : certains droits réservés pour No Homophobes et Miguel Discart